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Guinée Conakry : la CEDEAO gèle les avoirs de certains membres de la junte et leur interdit de voyager

Les dirigeants ouest-africains réunis, jeudi, à New York, en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies, ont décidé une série de sanctions visant certains responsables guinéens.

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« Le gel des avoirs financiers » et « l’interdiction de voyager » sont les « sanctions ciblées à l’encontre des personnes et groupes de personnes » ou encore « les membres des autres institutions de la transition et toute autre personne cherchant à empêcher le retour à l’ordre constitutionnel en Guinée dans un délai raisonnable », a souligné, jeudi, dans son communiqué final, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao).

Dans leur communiqué, les dirigeants des États ouest-africains ont publié une liste de 21 membres de la junte dont le président de la transition, le Colonel Mamadi Doumbouya et 28 membres du gouvernement qui sont concernés par le gel des avoirs financiers et l’interdiction de voyager hors de la Guinée.

Les dirigeants des États de l’Afrique de l’Ouest réunis en sommet extraordinaire, jeudi 22 septembre à New York, ont décidé aussi le « rappel pour consultations par les Etats membres de la Cédéao de leurs ambassadeurs accrédités auprès de la République de Guinée » et de « la suspension de toute assistance et transaction financière en faveur de la Guinée par les institutions financières de la Cédéao ».

La Cédéao a relevé dans son communiqué que « des progrès insuffisants ont été réalisés en ce qui concerne l’établissement d’un chronogramme de transition acceptable » en Guinée, raison pour laquelle « la Conférence a décidé d’imposer à la Guinée des sanctions graduelles au niveau diplomatique, économique et financière ».

D’après la Cédéao « ces sanctions ont été prises dans le souci de faciliter le processus de retour rapide à l’ordre constitutionnel en Guinée, une condition préalable à la paix, à la stabilité et au développement », du pays.

La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest menace , en outre, d’imposer « des sanctions plus sévères » contre la Guinée si dans « un délai d’un mois, à compter du 22 septembre 2022 », le pays ne publie pas « une durée de transition raisonnable et acceptable par la Cédéao ».

En avril dernier, le gouvernement de la transition en Guinée avait conclu le forum politique en annonçant avoir reçu des « propositions » pour un calendrier de transition politique « allant de 18 à 52 mois ».

Pour rappel, le Colonel Mamadi Doumbouya avait pris le pouvoir le 5 septembre 2021 après avoir renversé le président Alpha Condé.

Agence Anadolu

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