Arrestation de maires : «le MPP ne défendra pas quelqu’un qui a trempé ses moustaches dans des actes délictueux», Simon COMPAORÉ

Le Mouvement du Peuple pour le Progrès (MPP) a tenu sa première session extraordinaire du Bureau Politique National (BPN) de 2021 ce samedi 13 février 2021. Le Président du parti, Simon COMPAORE, a dirigé la rencontre. À l’occasion, il a abordé des sujets d’actualité, notamment l’arrestation de maires MPP.

Cette session avait pour ordre du jour 03 points : l’adoption du rapport de la campagne présidentielle et législative du 22 novembre 2020, le point sur l’exécution des tâches urgentes, et le point sur les traitements des cas d’indiscipline liés aux élections couplées du 22 novembre 2020.


Pour Simon COMPAORÉ, il s’agit d’un arrêt dans la vie du parti, pour se concerter afin de relever les insuffisances et consolider les acquis.
Le président du MPP s’est également prononcé sur l’actualité, notamment le rapport du RENLAC sur les élections couplées qui place le MPP en première ligne des partis ayant fait recours à la corruption électorale. « C’est une victoire acquise honnêtement et nous en sommes fiers… Nous n’avons jamais compté sur la fraude, la corruption pour gagner ces élections-là. Vous avez été témoins, en tout cas, je ne vais pas faire de commentaire outre mesure, je vais dire simplement que nous sommes de ceux-là qui sont extrêmement fiers parce que notre victoire n’a pas été volée, elle a été acquise de haute lutte », déclare-t-il.


L’autre sujet d’actualité concerne l’arrestation de maires MPP, en l’occurrence celui de l’arrondissement 7 de Bobo-Dioulasso, et celui de la commune de Pama. Sur ce sujet, Simon COMPAORÉ s’est voulu clair : « Là aussi, on est à l’aise… Nous avons dit à nos camarades maires et conseillers qu’il y a un code de déontologie pour tout élu. Si quelqu’un faute, il sera responsable de ses propres turpitudes. Le parti ne défendra pas quelqu’un qui a trempé ses moustaches dans des actes délictueux». Il tempère en précisant que si leurs camarades ne sont que des victimes collatérales, il prendront des initiatives pour les défendre. Par contre, a souligné M. COMPAORE, « quelq’un qui, sciemment, a posé des actes prohibés parce qu’il a besoin de tromper l’Administration et les citoyens pour avoir son  » tchôp tchôp », il sera seul devant la justice pour répondre. C’est clair, on te remplace ! »