Workplace

Tchad : plus de dix mille Camerounais réfugiés dans la province du Chari Baguirmi

« Quelque 10 938 Camerounais, majoritairement des femmes, des enfants et des personnes âgées ont été accueilli depuis mercredi à Oundouma, une localité tchadienne située au bord du fleuve Logone », à proximité de la frontière camerounaise, a indiqué à l’Agence Anadolu, dimanche, le gouverneur de la province tchadienne du Chari Baguirmi, Gayang Souaré.

« Des dispositions sont en cours pour assurer le minimum vital à ces personnes vulnérables et en détresse. A cet effet, nous avons fait appel à nos partenaires humanitaires, qui sont actuellement sur le terrain », a rassuré le gouverneur.

« Nous sommes en train de faire un travail de recensement qui permettra d’évaluer les besoins. La prochaine étape c’est d’assurer à ces personnes, le minimum vital », a-t-il ajouté.

D’après le journal local, “Tchadinfos”, l’école publique du village Oundouma où se sont installés les camerounais, peine à accueillir ces réfugiés.

« Les tables-bancs sont transformés en couchage. Les feuilles de rôniers servent de nattes. La population hôte, après trois jours d’accueil, épuise son stock de période de soudure », a décrit le journal.

« Des enfants pleurant de faim, des mères désespérées incapables de nourrir leurs progénitures, sans abris, ces personnes manquent presque de tout », a déploré la même source.

Selon Moutchoubé Salomon, un membre du service d’accueil contacté par le journal, les populations continuent d’affluer.

« Les réfugiés n’ont pas à manger, ni logement, ils manquent de tout. Ils sont au bord du fleuve où il y a assez de moustiques, ces personnes, n’ont pas de moustiquaires, sans couvertures, sans nattes. Les enfants sont affamés, certains sont même malades. Il y a une urgence humanitaire, et les partenaires doivent intervenir pour sauver des vies humaines », a rapporté Moutchoubé à Tchadinfo.

Le 10 août courant, au moins 15 personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées lors d’affrontements causés par un conflit territorial entre les éleveurs arabes et les pêcheurs de l’ethnie Mousgoum à Logone-Birni, une commune dans le département de Logone-et-Chari de la région de l’Extrême-Nord.

Le gouverneur de l’Extrême-Nord, Bakari Midjiyawa, a entamé vendredi, une visite de 48 heures dans l’arrondissement de Logone-Birni où plusieurs personnes ont été tuées suite à des tensions tribales entre ces deux communautés voisines.

Le gouverneur et sa délégation tentaient de trouver une solution aux affrontements qui opposent depuis plusieurs jours dans le canton El Birké, les Mousgoum aux Arabes Choa.

Agence Anadolu

Workplace