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RDC: Plus de 20 soldats tués dans des affrontements avec les ex-rebelles du M23

Une vingtaine de soldats congolais ont été tués dans des affrontements, mardi, avec les combattants de l’ancien mouvement rebelle M23, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), où ce mouvement qui se fait également appeler « armée révolutionnaire du Congo » a repris ses activités, ont rapporté les organisations de la société civile et les autorités.

L’attaque a eu lieu mardi contre une position de l’armée située près du parc national des Virunga, à Nyesisi, dans le territoire de Rutshuru, province du Nord-Kivu.

« Au total 29 soldats avaient été tués alors que de nombreuses localités continuent à se vider de leurs habitants », a déclaré à l’Agence Anadolu Gentil Karabukala, président de la société civile de Kisigari, localité proche de Nyesisi.

Un colonel des forces armées congolaises figure parmi les victimes, a indiqué à lAgence Anadolu le lieutenant-colonel Muhindo Lwanzo, directeur de cabinet de l’administrateur de Rutshuru. Il n’a pas confirmé le bilan avancé par la société civile.

Le Baromètre sécuritaire du Kivu (KST), projet porté par l’ONG américaine Human right watch (HRW) et le groupe d’étude sur le Congo (GEC) citant « plusieurs sources locales et membres des forces armées congolaises », a indiqué qu’ au « moins 26 soldats », avaient été tués.

Le gouverneur militaire du Nord – Kivu, le lieutenant général Constant Ndima, a effectué une « visite de réconfort » des troupes sur le front à Rugari (Rutshuru) où les troupes congolaises ont été repoussées après de lourdes pertes, selon un compte-rendu de son service de communication. L’autorité politico – militaire a supervisé des tirs d’artillerie ciblant les collines de Nyesisi et Ngugo occupées par les rebelles M23.

Le « Mouvement du 23 mars » est une ancienne rébellion de Congolais tutsi soutenus par le Rwanda et l’Ouganda, qui avait été défaite en 2013. Ce mouvement est accusé depuis octobre dernier d’attaquer des positions de l’armée.

Le groupe armé est porté par des congolais Tutsi. Le mouvement avait pris le contrôle de la ville de Goma, chef-lieu du Nord – Kivu en 2012 avant d’être militairement défait en 2013 par l’armée appuyée par les Casques bleus de l’ONU.

Plus d’un millier de combattants M23 s’étaient retranchés au Rwanda et en Ouganda d’où ils revendiquent le respect des Accords de Nairobi consacrant la réintégration dans la vie civile pour certains combattants et l’intégration dans l’armée pour d’autres. Le M23 accuse Kinshasa de ne pas respecter ses engagements.

Agence Anadolu

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