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Bobo : des manifestants exigent le départ de la France et une alliance avec la Russie

A Bobo-Dioulasso, un groupe de jeunes a manifesté ce samedi 23 avril 2022 son mécontentement vis-à-vis de la France. Il demande au Président du Faso, le Lieutenant-Colonel Paul Henri Sandaogo DAMIBA, de privilégier le partenariat avec la Russie au détriment de celui avec la France qui “ne porte pas de fruits dans la lutte contre le terrorisme”.

Les manifestants ont perturbé la circulation dans certaines artères de la ville de Bobo, demandant ainsi aux riverains de se joindre à leur marche. Alors que la manifestation de Ouagadougou a été annulée de façon officielle par les autorités, celle de Bobo-Dioulasso ne s’est pas heurtée à une interdiction formelle.

Des manifestants, réunis très tôt ce matin à la place Tiéfo Amoro, ont appelé les nouvelles autorités du pays à coopérer avec la Russie dans la lutte contre le terrorisme. Pour faire passer leur message, ces manifestants ont pris d’assaut quelques artères de la ville de Bobo.

Sur des motos, certains avec le drapeau du Burkina Faso, d’autres avec celui de la Russie, les manifestants se sont dirigés sur le Boulevard de la Révolution qu’ils ont bloqué durant quelques minutes.

« Nous sommes là ce matin pour montrer notre mécontentement concernant la situation du pays », a réagi un manifestant. « Nous voulons la Russie et non la France», a clamé un autre.

Ces deux manifestants ont dit ne pas ne appartenir à une organisation de la société civile. « Nous sommes sortis au nom de toute la population », a déclaré l’un d’eux. Et d’argumenter : « Nous sommes ici ce matin parce que nos parents meurent sur le terrain chaque jour à cause du terrorisme. Nous avons vu les résultats positifs avec le Mali qui collabore déjà avec la Russie ».

Lorsqu’on leur demande s’ils ont reçu une autorisation pour manifester sur la voie publique, les marcheurs disent n’en avoir pas besoin. Ce qu’ils demandent, disent-ils, c’est la libération totale du territoire national. Et pour cela, ils disent vouloir poursuivre leur lutte s’ils n’obtiennent pas de résultats.

Gibran MILLOGO, correspondant de ACTUALITE.BF dans la région des Hauts-Bassins

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