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RDC : un journaliste de la Radio-Télévision nationale meurt égorgé

Un jeune journaliste du média d’Etat, la Radio-Télévision nationale congolaise (RTNC) est mort égorgé dans la nuit de samedi à dimanche à Rutshuru, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), une région en proie à des violences des groupes armés.

Héritier Magayane, 26 ans, marié et père de deux enfants, travaillait depuis 2018 pour la station de Rutshuru de la RTNC, dans la province du Nord-Kivu où il animait des émissions à destination des jeunes, contre le tribalisme et les groupes armés et pour la paix, a témoigné son patron local, Justin Panzou, estimant que ce meurtre est lié à son travail.

Il a été tué égorgé par ses bourreaux qui sont partis avec son téléphone, d’après la même source. Auprès d’Anadolu, Luc Bakonga, administrateur militaire du territoire de Rutshuru a affirmé que le journaliste a « reçu un appel téléphonique d’un interlocuteur qui lui a donné rendez-vous et c’est là qu’il a été tué ».

C’est un meurtre crapuleux, a-t-il souligné, rappelant que « plusieurs groupes armés sévissent » dans le territoire de Rutshuru, frontalier avec l’Ouganda.
Le Nord-Kivu et la province voisine de l’Ituri ont été placées depuis trois mois sous état de siège par le Président Félix Tshisekedi pour tenter « d’écraser » les groupes armés par des redditions ou des combats, avait-il annoncé. Le journaliste Magayane est le deuxième tué au Nord-Kivu depuis l’entrée en vigueur de l’état de siège. Le 9 Mai, trois jours après l’entrée de la mesure, Barthélémy Kubanabandu Changamuka, journaliste d’une radio locale avait été criblé de 8 balles alors qu’il était dans l’enclos de son domicile, dans la localité de Kitshanga, l’un des grands centres commerciaux du territoire de Masisi au Nord-Kivu.

Ce nouveau meurtre de journaliste porte à 17 le nombre des professionnels des médias congolais tués dans le pays au cours des deux dernières décennies, selon l’ONG congolaise, Journaliste en Danger.

Agence Anadolu

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