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Réconciliation nationale : le MPAP pose le débat de la contribution de la jeunesse

Créé le 17 mars 2018, le MPAP (Mouvement Pour la Culture de la Paix et l’Amour de la Patrie) est une association qui a pour objectif principal de contribuer de manière significative à la culture et à la promotion de la paix et de l’amour de la patrie dans les esprits des peuples. C’est dans ce cadre que le mouvement a organisé un thé débat sous le thème « Quelle contribution de la jeunesse pour la paix, la cohésion sociale et la réconciliation nationale au Burkina Faso ?», ce samedi 27 février 2021 à son siège annexe à Ouagadougou. Une activité placée sous la présidence du Dag-Noen Naaba SANEM, et sous le parrainage de M. Moumouni DIALLA, président du CNJ (Conseil National de la Jeunesse).

C’est après avoir souhaité la bienvenue aux participants, que le président du MPAP, Samuel KALKOUMDO, a abordé le vif du sujet. Pour lui, la question de la réconciliation et de la paix est une question cruciale et d’actualité. C’est pourquoi le mouvement a initié ce cadre de débat pour que la jeunesse puisse se prononcer. Selon lui, la jeunesse burkinabè, qui représente plus de 50% de la population, n’a pas le droit de se mettre en marge de la vie nationale. « Nous n’allons pas nous laisser faire. Nous avons l’obligation et le devoir patriotique d’agir et de faire des propositions. Lors de l’insurrection qui était devant ? C’est nous, les jeunes. Pourquoi allons-nous nous mettre derrière et laisser d’autres personnes proposer quelque chose qui ne nous convient pas? », s’interroge M. KALKOUMDO. Selon lui, le MPAP, durant trois ans, a parcouru tout le pays, rencontré les chefs coutumiers, religieux, administratif et politiques, pour parler de paix et de réconciliation. Alors, il se dit être satisfait aujourd’hui que le Gouvernement burkinabè parle de réconciliation nationale et de paix sociale.
Le président du mouvement a également annoncé que de telles initiatives seront prises dans toutes les régions du Burkina Faso. Après quoi, il sera dressé un procès-verbal qui sera transmis à qui de droit, afin que l’avis de la jeunesse soit pris en compte dans la démarche de réconciliation nationale.


Quant au président du CNJ, il a tenu, dans un premier temps, à féliciter l’ensemble des membres de l’Association pour l’initiative. Pour M. DIALLA, la cible est bien choisie. En second plan, Il explique que, s’il faut parler de paix, il est impératif d’interroger la jeunesse : « S’il y a des questions essentielles liées à la vie de la nation, qui sont en train d’être opérées, et que la jeunesse n’est pas entendue, cela veut dire qu’il y a une bonne partie de la population qui n’aura pas son mot à dire. Et quand c’est comme ça, ce n’est pas consensuelle, et toutes les couches sociales ne sont pas prises en compte », a-t ’-il confié. Il va plus loin en affirmant que la jeunesse doit se prononcer sur les questions de paix et de réconciliation, parce qu’elle est la principale concernée.

Le président du CNJ a également expliqué que l’avenir de la jeunesse dépend de celui de la nation. Il a terminé en invitant la jeunesse à oeuvrer en faveur de la paix et de la réconciliation nationale : « L’emploi et la santé, sont des questions importantes, mais sans la paix, nous ne pourrons espérer avoir une nation prospère ».
Le chef de Dag-Nien, quant à lui, a tenu à prodiguer des bénédictions à l’endroit de l’association et du Burkina Faso tout entier, pour une réconciliation vraie et une paix durable.

Le siège national du MPAP est à Koudougou. L’association est représentée dans toutes les treize régions du Burkina Faso.

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