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Transition : l’inclusion des partis politiques discutée au cours d’un dialogue démocratique

Dans la soirée de ce jeudi 9 juin, le Centre pour la Gouvernance Démocratique (CGD), a travers le Cadre de Dialogue Inter Partis au Burkina Faso ( CDIP/BF) a organisé un panel sur le dialogue politique. Prévu pour se tenir chaque trimestre, ce dialogue a pour objectif d’évaluer le niveau d’implication des acteurs dans la transition, et d’analyser leurs apports pour une transition réussie.

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Une vue des participants

” Transition politique et inclusion”, c’est sur ce thème que les panelisistes Adama Ouédraogo dit Damiss, journaliste et Directeur de publication du Dossier, et Aziz Diallo, homme politique et ex député-maire de Dori, ont fait leurs communications. Des causes de l’avènement de la transition à la problématique de l’inclusion, le journaliste Adama Ouédraogo a fait le tour du sujet. Pour lui, les facteurs favorisant l’avènement de la transition sont, entre autres, ” l’organisation d’élections non transparentes et non inclusives, qui engendrent des crises post-électorales et des sentiments de frustration ; des tensions sociales et des colères ; la malgouvernance politique et économique ; l’insuffisance de leadership des dirigeants ; les commissions électorales et le conseil constitutionnel partisans et inéquitables…”.

Cette transition a fait preuve d’inclusion vis a vis des partis politiques

Adama Ouédraogo

Selon le paneliste, cette transition a fait preuve d’inclusion vis a vis des partis politiques. “Ce n’est pas en terme de représentation numérique dans les organes. on peut ne pas vous mettre dans un gouvernement ou a l’Assemblée nationale, mais quand on vous consulte, vous vous sentez concerné par la gestion de la transition en terme de critiques et de propositions”, a t-il expliqué.

Eviter les erreurs du passé, en ne votant aucune loi tendant a exclure des Burkinabè ou des partis politiques des élections à venir

Adama Ouédraogo


Pour une meilleure transition, il a recommandé aux acteurs de la transition :

  • d’éviter les erreurs du passé, en ne votant aucune loi tendant a exclure des Burkinabè ou des partis politiques des élections à venir ;
  • d’évacuer les dossiers emblématiques qui empoisonnent la vie politique de la nation ;
  • de discuter avec l’ensemble des partis politiques et les organisations de la société civile sur la question du retour des exilés politiques dans le cadre de la réconciliation.

Les partis politiques n’ont pas été associés à la mise en place de ce gouvernement, et c’est une exclusion qui ne dit pas son nom.

Aziz Diallo

Si pour Adama Ouédraogo, la transition a inclus les partis politiques, Aziz Diallo, comme bien d’autres participants, pense le contraire. En ce qui concerne la représentation des partis politiques dans le gouvernement, le paneliste est clair : “Les partis politiques n’ont pas été associés à la mise en place de ce gouvernement, et c’est une exclusion qui ne dit pas son nom. c’est une négation du rôle des partis politiques dans l’animation de la démocratie, dans le renforcement de la cohésion sociale, dans la réconciliation nationale”, a t-il martelé.

Le panelisiste Aziz Diallo a fait une comparaison avec la transition de 2014-2015. Et pour lui, cette période, bien qu’elle ait été consécutive à une insurrection populaire et non à un coup d’Etat, a été plus inclusive que celle actuelle.

Djamila Kambou

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