Workplace

Tchad / Accord de paix de Doha : les groupes politico-militaires non signataires parlent d’« échec »

Les 18 groupes politico-militaires tchadiens qui n’ont pas signé l’accord de paix de Doha ont, dans un point de presse tenu dans la capitale qatarie, qualifié les négociations de paix d’« échec ». Un échec causé par la junte au pouvoir selon eux.

Workplace
Annonces
Workplace

A Doha au Qatar, une trentaine de mouvements politico-militaires et le gouvernement de transition ont signé ce lundi 8 août, un accord de paix en vue du dialogue national inclusif à N’Djamena.


D’après les groupes non signataires, il a été constaté que la délégation gouvernementale n’avait nullement l’intention de mener de vraies discussions.


Elle « était venue avec l’idée de torpiller les discussions en ralliant par achat de conscience une partie de l’opposition politico-militaires et alliés à sa cause », ont accusé les 18 groupes politico-militaires. Ils ont estimé que c’est pourquoi leurs observations n’ont pas été prises en compte par la délégation gouvernementale.


Lors de leur point de presse, ces 18 groupes politico-militaires ont annoncé la création d’une coalition, le Cadre permanent de concertation et de réflexion (CPCR).
Cette coalition a souligné qu’elle est ouverte aux discussions avec les autorités de transition du Tchad ainsi que les médiateurs.


Malgré cette dissension, « nous restons ouverts aux discussions à tout moment et en tout lieu pour l’intérêt supérieur de notre pays. Nous affirmons également notre volonté de demeurer unis. Pour ce faire, nous décidons de la mise en place d’un Cadre permanent de concertation et de réflexion (CPCR) pour explorer les voies et moyens en vue d’aboutir à une paix définitive au Tchad », ont-ils annoncé dans un communiqué.


Pour rappel, les pourparlers à Doha ont débuté le 13 mars dernier avec 52 groupes politico-militaires et le gouvernement de transition du Tchad sous médiation du gouvernement qatari.
Les différents signataires de l’accord sont attendus le 20 août dans la capitale tchadienne, N’Djamena pour prendre part au dialogue national inclusif qui doit conduire à un retour à l’ordre constitutionnel après la prise du pouvoir par les militaires en avril 2021.

Agence Anadolu

Workplace