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Tabaski 2021 : à Ouaga, il n’y a pas de ruée vers les moutons

L’Aïd el-Kebir, communément appelée “fête de Tabaski” sera célébrée partout au Burkina ce mardi 20 juillet 2021, selon un communiqué de la Fédération des Associations Islamiques du Burkina (FAIB). A l’orée de cette fête, quelle est l’affluence au marché de bétail? Les moutons sont-ils disponibles et à prix accessibles ?

Dimanche, nous avons tendu notre micro à des commerçants de moutons du marché de bétail de Sig-Noguin, un quartier situé à la sortie Est de Ouagadougou. Selon l’un d’eux, Ibrahim Kaboré, les moutons viennent des différents villages de Kaya, Dori, Gorom-Gorom, etc. Il a affirmé que, pour le moment, l’affluence est faible. « Ce sont juste des renseignements que les clients viennent prendre», a-t-il ajouté.

Pour M. Kaboré, ce peu d’engouement s’explique par le fait que les clients manquent parfois d’espace pour garder les moutons. A la question de savoir pourquoi les bêtes ne viennent pas de l’extérieur du pays, il a affirmé qu’ils ne sont pas nombreux, les Burkinabè à pouvoir débourser une somme de 450.000 Francs pour acheter un mouton, ce qui est courant en Côte d’ivoire. Alors, relève-t-t-il, les commerçants maliens, sénégalais et nigériens préfèrent se diriger vers la Côte d’Ivoire.

Quant à Sambo Kaboré, également vendeur de moutons, il souligne que les prix des moutons sont élevés par rapport à l’année dernière. Cela s’explique par les attaques terroristes, souffle notre interlocuteur : « Ce sont les localités les plus touchées par le terrorisme qui nous fournissaient plus de moutons, mais actuellement, c’est très difficile », a-t-il expliqué. Pour l’affluence, Sambo, pense que c’est à la veille de la fête qu’il sera situé. « Les Burkinabè aiment attendre les derniers jours », affirme-t-il avec un air d’espoir.

Chez le vendeur Abdoul Aziz Kouanda, les prix des moutons de petites tailles varient entre 50.000 F CFA à 100.000 F CFA. Lui aussi explique ce prix élevé par l’insécurité qui est un véritable obstacle au transport des bêtes jusqu’à Ouagadougou.

Interrogés, quelques clients confirment la cherté des bêtes. « Mais, nous n’avons pas le choix. Il nous faut s’en procurer pour la fête », a affirmé Moussa Diallo, un des rares clients, vite accosté par les commerçants.

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