Retrait de la CEDEAO : Me Kyelem de Tambèla clarifie les impacts sur la souveraineté et les relations du Burkina

Suite à la décision historique des autorités du Burkina Faso de se retirer de la CEDEAO, le gouvernement burkinabè, a rencontré les acteurs du secteur privé pour discuter des implications de cette décision. Lors de cette rencontre, le Premier Ministre Apollinaire Kyelem de Tambèla a partagé des perspectives clés sur les motivations derrière le retrait et les futurs accords bilatéraux envisagés.

Annonces

En rappel, le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont annoncé leur retrait de la CEDEAO dans un communiqué conjoint du 28 janvier 2024. Cette décision collective marque un tournant majeur dans les relations régionales en Afrique de l’Ouest. Le Premier Ministre burkinabè, Apollinaire Kyélèm de Tambela, a souligné lors de cette rencontre avec les acteurs du secteur privé que ce retrait ne vise aucune entité spécifique, mais plutôt à affirmer la souveraineté des nations concernées et à garantir la sécurité et la prospérité de leurs citoyens.

Participants

“Le retrait de la CEDEAO va nous permettre de nous réorganiser en fonction de nos intérêts et de signer des accords bilatéraux avec ceux qui le voudront, dans divers domaines en fonction des intérêts réciproques. Et de manière indépendante sans l’immixtion d’une quelconque puissance que ce soit. Rien n’empêche donc, de renouveler ou d’adapter en cas de besoin nos relations avec chaque Etat membre de la CEDEAO. Mais plus jamais, personne ne pourra encore nous imposer ou nous faire subir quoi que ce soit…”, a indiqué Me de Tambèla.

Présidium

Ces propos soulignent la volonté des pays de la région de reprendre le contrôle de leur politique étrangère et de renforcer leurs relations avec les États membres de manière indépendante.

Le ministre en charge du commerce, Serge Poda, a souligné également que le retrait de la CEDEAO par le Burkina Faso offrirait de nouvelles opportunités commerciales et fiscales, renforçant les échanges intrarégionaux et préservant la souveraineté du pays. « Ces échanges seront amplifiés par le fait que ces pays sont des partenaires naturels. Enfin, il est à relever que le Burkina Faso bénéficie toujours d’une position géographique centrale unique au cœur de l’Afrique de l’ouest en offrant plusieurs avantages stratégiques sur le plan commercial. Aussi, en tant que pays membre de l’UEMOA, il continue de bénéficier des avantages d’accès au marché commun de cet espace », a-t-il déclaré.

Serge Poda

Selon le Premier ministre Le retrait de la CEDEAO par le Burkina Faso, le Mali et le Niger s’inscrit donc dans une dynamique de redéfinition des relations régionales en Afrique de l’Ouest, où la coopération bilatérale et la souveraineté nationale prennent une importance croissante.