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Réformes de l’Education : le personnel du lycée Philippe Zinda KABORE en grève

Le personnel du Lycée Philippe Zinda KABORE (LPZK) ont manifesté ce lundi 10 mai 2021. Dans une note rendue publique, il déclare avoir été pris en otage pendant la répression «barbare» des élèves par les forces de l’ordre.

En effet, les élèves manifestent leur opposition aux réformes sur l’éducation nationale depuis le mois de mars, sur l’ensemble du territoire national. Le lycée Philippe Zinda KABORE est l’un des bastions les plus actifs de ces manifestations.Voici en substance le contenu de la note :

«Depuis le début de la semaine du 3 mai, il ne se passe plus une journée sans que, sous prétexte de pourchasser les élèves, le personnel du LPZK ne soit gazé et pris en otage par les forces de l’ordre.

Il faut rappeler que dans le même temps les responsables administratifs du lycée ont enjoint aux enseignants d’être présents au lycée quand bien même les élèves sont en grève.

Depuis le jeudi 29 avril , les élèves du LPZK ne sont pas retournés en classe, contrairement au mensonge grossier du Ministre Ouaro qui prétend le contraire. L’autre mensonge à relever est la prétendue rencontre que le proviseur du LPZK aurait eu avec le personnel. Aussi , nous tenons à informer M. le Ministre que le proviseur du LPZK, depuis le début de ces évènements, n’a jamais rencontré le personnel, contrairement à ce qu’il a déclaré dans les médias le mardi 4 mai 2021. Ainsi, le personnel ne se reconnait pas dans les propos de M. le ministre.

Visiblement, toute cette répression aveugle, digne d’un régime fasciste, se fait sous l’œil approbateur et complice des responsables du lycée, qui n’ont usé d’aucun moyen pour protéger leur personnel et leurs élèves.

Le personnel du LPZK, victime de cette barbarie :

  • Condamne la prise en otage du personnel pendant la répression barbare des élèves par les FDS ;
  • Dénonce le comportement irresponsable et complice du chef d’établissement dans la répression des élèves et du personnel ;
  • Appelle les directeurs provincial et régional à plus de responsabilité dans la gestion de la crise qui secoue les établissements de la ville de Ouagadougou et particulièrement du LPZK ;
  • Prend l’opinion nationale à témoin sur les tentatives du ministre de jeter les enseignants du LPZK en pâture en prétendant que ce sont eux qui refusent d’assurer les cours ;
  • Dénonce l’instauration au LPZK d’une liste de présence des enseignants pendant la grève des élèves ;
  • Exige que la sécurité du personnel soit assurée à son lieu de travail ;»

Pour le personnel du LPZK, les délégués

Mme OUEDRAOGO/SAWADOGO Salimata

TOUSSAKOE Karim

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