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Plus du tiers des personnes sous-alimentées dans le monde vivent en Afrique

L’Afrique est le deuxième foyer des personnes sous-alimentées dans le monde après l’Asie, ont affirmé dans un rapport conjoint, les agences des Nations Unies en charge de l’agriculture (FA0), de l’alimentation (PAM), de l’enfance (UNICEF), de la santé (OMS) et le Fonds international de développement agricole.

« Plus de la moitié des personnes sous-alimentées dans le monde vivent en Asie (418 millions) et plus du tiers en Afrique (282 millions) », soulignent les organisations qui jugent que le nombre de personnes dans le monde touchées par la faim a continué d’augmenter au cours de l’année 2020, qui a été assombrie par la pandémie de covid-19.

Elles notent que par apport à 2019, « environ 46 millions de personnes de plus ont été touchées par la faim en Afrique en 2020, 57 millions de plus en Asie et environ 14 millions de plus en Amérique latine et dans les Caraïbes ».

Environ une personne sur cinq (21% de la population) a été confrontée à la faim en Afrique en 2020, soit plus du double que dans toute autre région, souligne le rapport, qui indique que cela représente une augmentation de 3 points de pourcentage en un an.

Bien avant la pandémie de covid-19, regrettent les 5 organisations mondiales, « nous n’étions déjà pas en voie d’éliminer la faim et toutes les formes de malnutrition dans le monde d’ici à 2030 ». Aujourd’hui, poursuivent-elles, « la pandémie a rendu cet objectif bien plus difficile à atteindre ».

Le problème de la malnutrition chez l’enfant persiste, en particulier en Afrique, d’après le rapport d’une quarantaine de pages. « L’obésité chez l’adulte continue par ailleurs de progresser, et on ne voit pas se dessiner un renversement de la tendance, que ce soit au niveau mondial ou au niveau régional », souligne le rapport.

En 2020, le coût élevé d’une alimentation saine et la persistance de fortes inégalités de revenu « ont mis une alimentation saine hors de portée de quelque 3 milliards de personnes, en particulier les pauvres, dans toutes les régions du monde, en 2019 – un peu moins qu’en 2017 », selon la même source.
La pandémie de Covid-19 aura des effets « à long terme sur la sécurité alimentaire mondiale », souligne le document.

Les rédacteurs affirment que les nouvelles projections confirment que « la faim ne sera pas éliminée d’ici à 2030 si des mesures audacieuses ne sont pas prises pour accélérer le progrès, en particulier des mesures visant à remédier aux inégalités dans l’accès à la nourriture ».

Agence Anadolu

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