Niger : plus de 420 civils tués dans l’ouest du pays depuis janvier (ONG)

L’Organisation internationale de défense des droits de l’homme Human rights watch (HRW) a annoncé, mercredi, que plus de quatre cent vingt (420) civils ont été tués dans des attaques armées dans l’ouest du Niger, depuis le début de l’année.

« Des groupes armés islamistes ont tué plus de 420 civils et provoqué le déplacement de dizaines de milliers de personnes lors d’attaques perpétrées dans l’ouest du Niger depuis janvier 2021 », a affirmé HRW dans un communiqué consulté par l’Agence Anadolu.

« Du 23 juin au 4 juillet, Human Rights Watch s’est rendu au Niger et s’est entretenu avec 44 témoins d’exactions et 16 autres personnes, dont des chefs communautaires peuls, touaregs et zarmas, des autorités locales et des responsables sécuritaires; des membres d’organisations nigériennes de défense des droits humains ; et des diplomates étrangers », a ajouté la même source.

L’ONG a indiqué avoir documenté neuf attaques « qui ont eu lieu entre janvier et juillet dans les villes, villages et hameaux des régions occidentales de Tillaberi et Tahoua, situées près des frontières du Mali et du Burkina Faso », précisant que depuis 2019, cette zone a connu une hausse spectaculaire des attaques contre des cibles militaires et, de plus en plus, contre des civils par des groupes armés affiliés à « Daech » et, dans une moindre mesure, à « Al-Qaïda ».

HRW a également déploré que « ces groupes ont également détruit des écoles et des églises et imposé des restrictions s’appuyant sur leur interprétation de l’islam ».

Rappelant que « les lois de la guerre interdisent les attaques contre les civils et les biens civils et les mauvais traitements infligés à toute personne détenue », Human rights watch a averti que « les personnes qui commettent de graves violations des lois de la guerre, y compris des exécutions sommaires et des actes de torture, peuvent être poursuivies pour crimes de guerre ».

L’ONG a demandé aux autorités nigériennes de « prendre des mesures urgentes pour mettre fin à la recrudescence de meurtres de civils », à travers l’établissement « des réseaux d’alerte rapide » pour « réduire les délais de réponse de l’armée aux villages menacés et créer des comités formés de civils, de forces de sécurité et d’organisations de la société civile pour identifier et répondre aux besoins urgents de protection ».

Agence Anadolu