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Nabasga 2021 du Larlé Naaba : un message pour la culture et contre la Covid

Le Nabasga est une fête traditionnelle des Mossés, que plusieurs chefs célèbrent chaque année, à des dates différentes. Elle est organisée dans le but d’implorer  les bénédictions des ancêtres afin qu’ils apportent paix, santé, succès, au chef et à sa communauté. Depuis ce vendredi 26 février, le Larlé Naaba TIGRE célèbre son Nabasga. ACTUALITE.BF était dans son palais ce samedi pour en savoir plus sur cette fête coutumière.

Les visiteurs dans la cour du chef

Ils étaient nombreux, les amis, les parents et les chefs coutumiers à venir témoigner leur attachement à la tradition et aux coutumes, et souhaiter longue vie au Larlé. Et Comme on le dit chez les mossés, on ne salue pas le chef les mains vides. Chaque groupe ou personne venu saluer le Naaba TIGRE apportait des présents. Qui un mouton, qui des poulets, qui d’autres cadeaux en nature.

Les Samos, parents à plaisanterie des Mossés, ne sont pas restés en marge de la festivité. Ils sont, eux aussi, venus saluer le chef et échanger des taquineries de parents à plaisenter. « Alors, qui est le chef entre le Mossés et le Samos ?» Une question que bon nombre de personnes se posaient. « C’est évidemment les Mossés, puisse les Samos viennent de le prouver en venant saluer leur chef », pouvait-on entendre dans la foule. Rires !

Griots, vieilles personnes, jeunes et femmes, tous étaient prosternés en signe d’allégeance au chef.

Après les salutations d’usage, le Larlé Naaba a pris la parole. Il a tenu d’abord à présenter ses vœux du nouvel an  aux convives, avant de prodiguer des conseils à l’assemblée. « Voyez-vous qu’il y a une maladie qui a envahi le monde entier ? J’exhorte tout le monde à avoir son cache-nez et à respecter les mesures barrières », a-t-il dit.

Naaba TIGRE est au trône depuis 31 ans. Des années au cours desquelles il a assumer les lourdes charges de ma coutume.

Le Larlé a exhorté ses visiteurs, quelles que soient leurs religions, à jeter un regard sur la tradition, car c’est ce que nous ont légué nos ancêtres. Il a ajouté : « Je demande à tous ici présents de toujours se souvenir de ses parents, afin que les générations à venir ne nous oublient pas.Oeuvrons à ce que la tradition ne disparaisse pas. Que chacun, une fois à la maison, sache écrire le nom de son père, afin que son fils puisse à son tour écrire son nom un jour, et ainsi de suite. Toute personne a un début. Si nous ne savons pas d’où nous venons, nous ne saurons jamais où nous allons. Aujourd’hui, nous avons tendance à délaisser nos origines. Voilà pourquoi des gens d’ailleurs viennent avec des lois dans le but de s’imposer à nous.»

Le Larlé Naaba a terminé par une prière pour le Burkina Faso.

Le Nabasga prend fin ce dimanche 28 février avec les salutations de personnalités venues du Burkina et de pays africains et européens.

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