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Mines burkinabè : ce que dit le nouveau décret sur la valorisation de l’expertise locale

Le Conseil des ministres, en sa scéance du 22 septembre, a adopté un décret qui accorde la préférence aux entreprises et personnes physiques burkinabè, pour tout contrat de prestations de services ou de fournitures de biens dans les entreprises minières.

Le texte stipule que les titulaires de titres miniers ou d’autorisations, ainsi que leurs sous-traitants, devront dorénavant accorder la préférence aux entreprises et personnes physiques burkinabè pour tout contrat de prestations de services ou de fournitures de biens à des conditions équivalentes de prix de qualité et de délais.

Un cadre tripartite a d’ailleurs été créé pour la mise en œuvre du décret, en vu du développement et du suivi de la croissance de la fourniture locale au profit du secteur minier. En outre, le non-respect de ce décret et des différents arrêtés d’application est puni de fortes amendes.

Selon Béchir Ismaël Ouédraogo, Ministre en charge des mines, le décret permettra de construire des bases solides d’une expertise locale performante et internationalement reconnue. Il a précisé que sa mise en œuvre contribuera à faire du secteur minier un «levier indispensable» du développement socio-économique du Burkina Faso.

Par ailleurs, une étude conjointe de la Chambre des Mines du Burkina et le ministère en charges des mines, réalisée en 2018, a fait savoir que, «pour l’ensemble des approvisionnements réalisées par les sociétés minières, le Burkina Faso n’a pu capter que 15% de ce montant qui est pourtant de plus de 400 milliards de francs CFA par an».

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