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Mali : retrait définitif des autorisations de RFI et de France 24

Le Collège de la Haute Autorité de la Communication (HAC) a annoncé, mercredi, le retrait définitif de l’autorisation d’établissement et d’exploitation du service de Radio France Internationale (RFI) et de France 24 au Mali, a annoncé la HAC dans un communiqué.

« La décision de retrait définitif fait suite à des manquements relevés par la HAC dans le traitement de l’information sur le Mali par ces deux organes suivis depuis plusieurs mois par le Centre de Monitoring » a déclaré la même source.

D’après le communiqué « la Commission de l’Ethique du Contentieux et de la Déontologie, suite à l’auto saisine de la HAC, a examiné le contenu des émissions consacrées à l’actualité la plus récente, notamment celles diffusées sur les deux chaînes à partir du 10 janvier 2022 et qui sont relatives : à l’attaque du camp de Mondoro, aux reportages de David Baché des 13 et 15 mars 2022 sur des supposées exactions de l’Armée malienne sur les populations civiles dans le centre du Mali et dans la zone de l’Office du Niger, à la prétendue disparition de citoyens mauritaniens à la frontière malienne ».

A cela s’ajoute le « rapport de Human Rigths Watch sur le massacre présumé de soixante et onze personnes par l’armée malienne et à l’usage d’expressions à connotation ”ironique” et ”péjorative” pour désigner les autorités maliennes ».

Selon le document, « il ressort de l’examen de ces différentes émissions consacrées au Mali par RFI et France 24 le non-respect des principes d’éthique et de déontologie sur le traitement professionnel de l’information, le non-respect du pluralisme et de l’équilibre des points de vue, les pratiques de parti pris dans la couverture des actes de guerre, des attentats, des violences armées contre les civils, entre autres ».

La HAC souligne que « ces émissions constituent une violation des textes susvisés et de la convention d’établissement liant France Médias Monde à la Haute Autorité de la Communication. La violation de ces dispositions substantielles est considérée comme grave par la Haute Autorité de la Communication ».

Pour rappel, les autorités de la Transition du Mali avaient engagé en mars dernier une procédure de suspension jusqu’à nouvel ordre de Radio France Internationale (RFI) en Ondes courte et FM et de la télévision France 24 sur toute l’étendue du territoire national pour avoir accusé l’armée malienne d’exactions sommaire de civils.

Agence Anadolu

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