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Lutte contre l’extrémisme violent : le Burkina valide sa stratégie nationale

Le Comité de pilotage de la stratégie nationale de prévention de la radicalisation et de la lutte contre l’extrémisme, et de son plan d’action, procède à la validation de ladite stratégie ce 10 mai au cours d’un atelier à Ouagadougou. Cette activité, placée sous la présidence du ministre d’État chargé de la réconciliation nationale et de la cohésion sociale et de l’ambassadeur des États-Unis au Burkina Faso, a connu la présence du ministre d’État en charge de l’administration territoriale et de la décentralisation.

Lancée en 2018, cette étude a pour objectif de doter le Burkina Faso d’une politique efficace de lutte contre la radicalisation et l’extrémisme violent. Elle se justifie dans le contexte sous-régional et national marqué par la dégradation de la situation sécuritaire avec des actes de terrorisme et d’extrémisme violent. Une approche participative a été préconisée pour conduire le processus de formulation de la stratégie. C’est ainsi qu’un comité de pilotage interministériel et pluridisciplinaire a été mis en place avec l’appui technique et financier du projet «Partenariats pour la paix» de l’USAID. Ce comité de pilotage (COPIL) est dirigé par Monsieur Pierre BICABA, Secrétaire Général du MATD. Celui-ci s’est réjoui du fait que le Burkina soit le deuxième pays du G5 Sahel à se doter d’un tel instrument.


Le ministre d’État, Zéphirin DIABRÉ, dans ses propos, a mis en exergue la qualité du travail abattu, et remercié les acteurs ayant participé à son aboutissement. Il annonce par ailleurs la mise en place d’un cadre de dialogue entre acteurs, pour fédérer les énergies autour de cette stratégie. Le ministre d’Etat Clément P. SAWADOGO, quant à lui, a rassuré de l’accompagnement du MATD et de ses démembrements pour la mise en œuvre de la stratégie.

Soutien de ce projet à travers l’USAID, l’ambassadeur des Etats Unis au Burkina Faso, Madame Sandra CLARK, a encouragé une coordination entre acteurs et un appui de la communauté internationale. «cette lutte ne sera pas gagnée seulement sur le terrain militaire», a déclaré Mme CLARK, avant d’ajouter que le combat contre le terrorisme requiert des solutions au chômage des jeunes, et le respect des droits humains. «Mon pays est prêt à accompagner le Burkina dans cette lutte contre l’extrémisme violent», a-t-elle déclaré.

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