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Lutte contre la Drogue : pour tarir une grande source de financement du terrorisme

Le Comité National de Lutte contre la Drogue (CNLD) a tenu sa première Assemblée Générale ordinaire de 2021 ce 19 février à Ouagadougou. Cette session est la 16e du genre depuis la création de cette institution sentinelle de lutte anti-drogue. Le ministre de la sécurité, président de la CNLD, et le ministre de la santé vice-président, ont présidé l’ouverture de cette session.

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La 16e Assemblée générale du CNLD se tient dans un contexte marqué par la forte consommation du cannabis, du tramadol et des boissons frelatées.
Le ministre de la sécurité, Ousséni COMPAORÉ, par ailleurs président du CNLD, a indiqué que le trafic et l’abus de drogues posent d’énormes problèmes au Burkina Faso.


Sur le plan sécuritaire, le trafic et l’abus de drogues entrainengt une violence au sein de la communauté et aussi un surpeuplement carcéral.
Sur le plan économique, la drogue détruit les ressources des ménages, ruinant ainsi l’économie du pays en compromettant sa productivité.
Sur le plan social, la drogue menace la paix en bouleversant les liens familiaux et sociaux, et en aggravant l’exclusion sociale. En outre, le ministre Ousséni COMPAORÉ souligne que la drogue constitue l’une des importantes sources de financement du terrorisme.

réactions des ministres


Pour le président du CNLD, les défis de la lutte anti-drogue sont immenses et, pour se faire, il est important que des concertations de tous les acteurs se poursuivent, afin d’entreprendre des actions décisives dès maintenant.


Le ministre de la santé, Charlemagne OUEDRAOGO, au sortir de la session, n’a pas manqué d’adresser un message à la jeunesse pour qu’elle puisse prendre conscience des méfaits de la drogue sur la santé : «il n’y a rien d’intéressant dans la drogue. Il n’améliore aucune performance, ni scolaire, ni sanitaire», a-t-il déclaré, avant d’interpeller sur l’impact que cette consommation de drogue peut avoir sur les services de santé. «La consommation de la drogue entraine une utilisation de nos services de santé, alors que nous ne disposons pas de beaucoup de spécialistes en la matière pour la prise en charge de personnes souffrant des conséquences de cette consommation», a dit Charlemagne OUEDRAOGO. Il appelle donc les parents à s’investir dans le suivi de l’éducation des enfants, pour qu’ils ne soient pas l’objet de chantage à la consommation de la drogue.

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