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Littérature: le Colonel Lona Charles Ouattara analyse la guerre contre le terrorisme

Le colonel major à la retraite Lona Charles Ouattara viens d’enrichir le monde littéraire burkinabè d’un nouvel ouvrage intitulé “La Troisième guerre du Burkina Faso, 2015-2020, les conditions de la victoire“. La dédicace de l’œuvre du natif de Ouéléni a eu lieu ce samedi 09 janvier 2021 à Ouagadougou. Plusieurs personnalités du paysage politique, de l’armée et du monde littéraire étaient présentes à cette dédicace.

Aviateur de formation, Lona Charles Ouattara possède des doctorats en anglais et en aéronautique, et est ingénieur en Télécommunications et aéronautique, option avionique. Ayant occupé divers postes à responsabilité dans l’armée burkinabè, ainsi qu’à l’ONU en tant que chef des opérations aériennes, il a aussi été député de la province de la Léraba sous la 7ème Législature. Colonel à la retraite, Lona Charles Ouattara évoque dans ce livre les leviers de la situation actuelle du Burkina, avec des pistes de solutions.

Le présidium, avec Lona Charles Ouattara au milieu


L’œuvre, troisième de l’auteur, comporte 156 pages subdivisées en 06 chapitres. Elle a été éditée par l’Harmattan et préfacée par le Général Christian Houdet, officier supérieur de l’armée française.
Dans le livre, M. Ouattara est d’abord revenu sur la constitution de la Haute-Volta de 1947, et sur les guerres Burkina-Mali de 1974 et 1985.

Sur la question sécuritaire, l’auteur propose une meilleure organisation de l’armée afin d’éviter les disparités des forces, et un véritable maillage du terrain. Il a aussi évoqué de nombreuses tares de l’armée burkinabè, telles que sa politisation, la faiblesse de son équipement avec le manque de contrôle parlementaire pour cause de secret-défense. Il appelle donc à la création de divisions de 10 mille hommes par brigade.

Une vue de la salle


Sur la question de la cohésion sociale et de la bonne gouvernance, l’auteur propose le fédéralisme comme modèle d’État pour un équilibre de développement. Pour lui, les ressources naturelles ne sont pas valorisées dans les régions qui les produisent. «Quand on dit que Bobo-Dioulasso est la capitale économique, c’est de la plaisanterie», a-t-il ainsi déclaré pour illustrer son raisonnement. De même, il souhaite que les autorités du pays résolvent les questions foncières. Il est convaincu que si ces inégalités ne sont pas résolues, d’autres régions seront confrontées à l’insécurité en plus des régions déjà en proie au terrorisme.

Le livre est disponible dans les librairies Jeunesse d’Afrique, Mercury et Diacfa, de même qu’auprès de l’auteur.

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