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Littérature : Dr Lassina Simporé veut perpétuer le patrimoine culturel moaga

Ce mardi 17 janvier 2023 au siège de l’Institut des Sciences et des Sociétés de Ouagadougou, le docteur Lassina Simporé a procédé à la dédicace de ses deux ouvrages intitulés respectivement “ Waogdgo Rĩunga Natēnga, éléments d’histoire d’une capitale de royaume”, et “Laglnaaba a Ãbga, l’Esope burkinabè?”.

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Cette cérémonie de dédicace a eu lieu en présence de l’ancien ministre de la défense Shériff Sy, et de André Eugène Ilboudo, directeur de la Radio des écoles, tous deux préfaciers de chacun de ces deux oeuvres.

Les deux livres représentent le 6e et le 7e ouvrages de l’enseignant-chercheur. L’un porte sur le regard d’un enfant du quartier et celui d’un historien sur le Laglnaaba a Ãbga, chef de son quartier de 1928 à 1982. L’autre, composé de 3 chapitres, représente, entre autres, les groupes de populations du territoire qui ont habité Waogdgo, ainsi que les différents quartiers de la ville.

Présidium

Et si le choix s’est porté sur Ouagadougou, pour l’auteur, “on doit parler de ce qu’on connait, ce sur quoi la formation a porté”. “J’ai fait ma thèse de doctorat sur un espace, la partie centrale du Burkina Faso, et je préfère continuer sur des choses que je connais bien, mais je suis d’accord que cela ne m’empêche pas de m’intéresser à autre chose”, a t-il expliqué, avant d’ajouter : “Toutes mes publictions ne portent pas uniquement sur Ouagadougou. J’ai travaillé sur les ruines de Loropéni, sur la mettallurgie en pays bwa, en pays san”.

Dr Lassina Simporé

A travers ces ouvrages, l’auteur s’est donné la mission de conservateur de patrimoine culturel. Il a ainsi procédé au changement de son som en l’écrivant selon les normes de la linguistique africaine, et entend également faire de même sur toutes ces productions. “ Je suis à un niveau où je dois donner l’exemple. Tant qu’il y aura un mot de nos langues, ce mot sera écrit conformément aux règles qui prévallent. Une manière ou occasion de montrer que c’est possible d’écrire dans nos langues nationales. Et tant que nous n’irons pas dans ce sens, je serai étonné d’un développement”, a-t-il expliqué.

Edités par “Mercury Editions” et “Les Nouvelles éditions pour la promotion des langues nationales”, ces deux livres (“ Waogdgo Rĩunga Natēnga, éléments d’histoire d’une capitale de royaume”, et “Laglnaaba a Ãbga, l’Esope burkinabè?”) coûtent respectivement 5000 FCFA et 10000 FCFA dans les librairies.

En rappel, l’auteur a à son actif sept oeuvres publiées de 2014 à 2023, soit en moyenne une oeuvre éditée chaque année.

Djamila Kambou et Pauline Zerbo (stagiaire)

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