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Laurence Ilboudo suspend les activités d’une ONG norvégienne

Les autorités ont annoncé ce vendredi 1er octobre, la “suspension” des activités du Conseil norvégien pour les réfugiés (NCR) dans les sites des personnes déplacés internes “jusqu’à nouvel ordre”.

“Face à la volonté manifeste de cette organisation de jeter le discrédit sur le gouvernement, et de saper les innombrables efforts fournis par l’ensemble des acteurs, dans la réponse humanitaire, (…) je vous informe que j’ai décidé la suspension sans délai de toutes les activités de NRC dans les sites des déplacés internes jusqu’à nouvel ordre”, précise la ministre de la Femme, de la solidarité nationale de la Famille et de l’Action humanitaire, Laurence Ilboudo dans une correspondance adressée mercredi à l’ONG.

Ilboudo a rappelé, dans le même document, que dans le cadre de la réponse à la crise humanitaire que connait le Burkina Faso, le gouvernement à travers son département assure “pleinement ses responsabilités” conformément aux instruments juridiques nationaux et internationaux notamment la convention de Kampala sur le déplacement interne des populations.

Dans ce sens, a-t-elle ajouté, “le gouvernent a fait le choix souverain et stratégique de porter le leadership de l’enregistrement des personnes déplacées internes (PDI)” soulignant que cette option a permis, à ce jour, de dénombrer et d’enregistrer et ce de “façon régulière”, plus d’1,4 million de déplacés internes permettant ainsi de mettre à la disposition des acteurs humanitaires qui le souhaitent les listes indispensables à leurs interventions.

“Mieux, cela a permis de mettre fin à certaines dérives en matière de coordination de l’action humanitaire”, a-t-elle ajouté.

En dépit de ces “acquis notables”, la ministre dit constater que le Conseil norvégien pour les réfugiés (NCR) dans une “campagne de communication” montée à travers des interviews dans les médias internationaux comme “la Voix de l’Amérique et le journal Le Monde, tente de discréditer le gouvernement arguant qu’il refuse l’enregistrement des déplacés internes par les ONG et interdit aux organisations de secours d’intervenir dans les zones les plus inaccessibles”.

C’est la première fois que les autorités burkinabè suspendent les activités d’une ONG œuvrant dans le cadre de la prise en charge des personnes déplacées internes dans ce contexte de crise sécuritaire que vit le pays depuis 2015.

Selon l’ONU, le Burkina Faso, est l’un des pays les plus touchés par les déplacements de populations dans le Sahel, notamment dans les régions du Centre-Nord, du Sahel, de l’Est et du Nord.

En outre, les violences ont poussé quelque 17 500 personnes à quitter le pays depuis le début de l’année en cours selon la même source

A ce jour, l’état d’urgence est décrété dans 14 des 45 provinces que compte le pays, afin de faciliter la lutte contre le terrorisme.

Avec l’Agence Anadolu

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