Justice : la France valide l’extradition de François Compaoré

Le Conseil d’État français a validé vendredi, le décret d’extradition de François Compaoré le frère cadet du président déchu Blaise Compaoré suspecté d’avoir commandité l’assassinat, en 1998, du journaliste Norbert Zongo, a annoncé le ministère de la Justice du Burkina Faso.

« Extradition de monsieur Paul François Compaoré, le conseil d’Etat français a rejeté le pourvoi en annulation de son décret d’extradition », a annoncé le ministère de la justice du Burkina Faso dans un communiqué.

Selon le journal Jeune Afrique, le Conseil d’État, plus haute juridiction administrative française, a validé l’extradition de François Compaoré vers le Burkina.

Le frère cadet de l’ex-président Blaise Compaoré est en effet sous le coup d’un mandat d’arrêt international dans le cadre de l’enquête judiciaire portant sur l’assassinat de Norbert Zongo, fondateur du journal L’Indépendant.

Le 13 décembre 1998, le journaliste Nobert Zongo, directeur de publication de l’hebdomadaire « L’Indépendant » et trois autres personnes qui l’accompagnaient, avaient été retrouvés totalement calcinés dans leur véhicule.

L’enquête a conclu à un assassinat politique d’autant que le journaliste enquêtait à l’époque sur la mort de David Ouédraogo, le chauffeur de François Compaoré.

La justice burkinabè avait finalement conclu à un non-lieu en faveur de François Compaoré, le principal accusé.

Au lendemain de la chute du président Blaise Compaoré en octobre 2014, la justice burkinabè a décidé de rouvrir le dossier et émis en mai 2017 un mandat d’arrêt international contre François Compaoré, réfugié alors en France.

François Compaoré a été interpellé, en octobre 2017, à l’aéroport en France.

Avec l’Agence Anadolu