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«Je suis prêt à annuler tous les accords de présence de la France dans votre pays.» (Mélenchon)

Le député français et président du parti «La France Insoumise» (LFI), Jean-Luc Mélenchon, est au Burkina depuis le 18 juillet 2021. L’une des étapes phares de sa visite est la conférence publique animée à l’Université Joseph Ki-Zerbo de Ouagadougou. Cette conférence de ce mercredi 21 juillet avait pour thème : « Y a-t-il un avenir en commun dans la francophonie ?»

Les participants

Avant d’aborder le thème à proprement parler, Jean Luc Mélenchon a évoqué le sentiment anti français qui prévaut actuellement en Afrique. « Je veux qu’on pense à l’autre France, celle qui est contre l’impérialisme », a-t-il déclaré. Il explique que ce sentiment est entretenu par la présence des militaires français en terre africaine au nom de la lutte contre le terrorisme. Sur ce point le président des «Insoumis» compte apporter des solutions à ce problème en cas d’accession à la présidence française. «Je suis prêt à annuler tous les accords de présence de la France dans votre pays. Si vous voulez que l’Armée française s’en aille, elle s’en ira […]Je suis contre les expéditions militaires sans perspectives et sans accords avec quelqu’un. Il faut que tout cela s’arrête», a-t-il lancé. Sur cette lutte contre le terrorisme et sur les conflits armés dans le monde, l’homme politique pense qu’« il n’existe aucune solution militaire à un problème politique ».


Sur le thème de la conférence, le président de LFI a exprimé son ambition de reconstruire une communauté équitable. Il s’est engagé à « plaider pour la Fancophonie, mais en des termes nouveaux.»


Le député français a également évoqué le dossier Thomas Sankara, pour qui, il n’a pas manqué de manifester son admiration. « Nous autres Français insoumis, sommes devenus Sankaristes parce que nous avons compris ce qu’il voulait nous dire en dénonçant cet impérialisme », a entonné Jean-Luc Mélenchon. Il promet de mettre tout en œuvre pour qu’il y ait justice sur l’assassinat du père de la Révolution burkinabè. « Tous les criminels seront poursuivis, toutes les archives qui serviront à la justice burkinabè seront déclassifiées. C’est la position de La France insoumise », s’est-il engagé.

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