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Grève d’élèves : la police disperse une manifestation à Ouagadougou, un mort à Kongoussi

Des centaines d’élèves ont manifesté ce jeudi, à Ouagadougou, devant le ministère en charge de l’Education nationale pour protester contre une série de réformes liées à l’organisation des examens de fin d’année, a constaté sur place.

Ce 29 avril, à Ouagadougou, plusieurs centaines d’élèves ont déserté les classes pour se rassembler devant le ministère de l’Education, où ils ont été dispersés à coups de gaz lacrymogènes par la police. Certains ont répliqué avec des jets de pierres contre les forces de l’ordre.

A Kongoussi, dans la province du Bam, dans le Centre-Nord du pays, une fille en troisième année est décédée dans la matinée, lors d’un mouvement de foule lors de la manifestation, a rapporté l’Agence d’information du Burkina (AIB, officielle).

Depuis quelques semaines, les élèves sont vent debout contre un décret des ministères en charge de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur qui intègre des innovations majeures dans l’organisation des examens.

Il s’agit de l’organisation de l’examen du Brevet d’études du premier cycle (BEPC) par les directions provinciales en lieu et place des directions générales ; de l’institution d’une commission d’Education physique et sportive (EPS) en lieu et place de jurys pour l’administration des épreuves d’EPS ; la suppression des deux sujets au choix pour un sujet unique en histoire-géographie et en Sciences de la vie et de la terre (SVT) et l’organisation du baccalauréat par le ministère en charge de l’Education en lieu et place du ministère en charge de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique.

Pour les élèves, ces reformes risquent de rabaisser le niveau de l’enseignement au Burkina Faso, pire, de rendre difficile l’accès aux universités publiques, alors que les autorités soulignent que la réforme en cours s’inscrit dans une démarche administrative qui n’aura pas d’impact négatif sur la qualité du diplôme.

Cette option vise à s’inscrire dans un schéma d’uniformisation de notre système éducatif aux normes des pays de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA), avait déclaré lors d’un point de presse le ministre en charge de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique ministre Alkasoum Maïga.

“Nous allons poursuivre les réformes tout en sensibilisant la communauté éducative. Ces réformes sont essentielles pour notre système éducatif… Ce n’est pas parce qu’il y a des élèves qui sont venus au ministère que, du coup, on va abandonner les réformes. Ça suppose que les réformes ne sont pas pertinentes. Ce qu’on demande aux élèves, c’est de travailler à réussir leurs différents examens qui seront organisés à partir du mois de mai”, a déclaré ce jeudi, le ministre en charge de l’Education nationale, Stanislas Ouaro.

Sources : Agence Anadolu, AIB

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