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Examens et concours scolaires : le ministre OUARO dévoile le fond des réformes

Le ministre de l’Education nationale, de l’Alphabétisation et de la promotion des langues nationales, et le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, étaient face à la presse dans l’après-midi de ce jeudi 18 mars 202, au siège du Service d’Information du Gouvernement (SIG) à Ouagadougou. .Des questions relatives aux examens du CEP, du BEPC et du Baccalauréat,  et l’organisation des concours de la Fonction publique, étaient à l’ordre du jour.

En ce qui concerne l’organisation du CEP, du CAP, du BEP et du BEPC, le ministre en charge de l’Éducation, Pr Stanislas OUARO, a confié qu’avant 2016, les différents niveaux d’enseignement que sont le Primaire et le post-primaire, le secondaire et l’enseignement et la formation technique et professionnel (EFTP), relevaient des compétences de plusieurs ministères. Ce qui n’a toujours pas permis la cohérence dans les textes réglementaires qui encadrent les différents examens et concours scolaires. Cependant, a-t-il relevé, les réformes organisationnelles qu’a connu le MENAPLN (création, circonscriptions d’éducation de base,…) imposaient une relecture des textes réglementaires des examens et concours scolaires.

En ce qui concerne le BEPC, les réformes ont introduit trois innovations majeures. Il s’agit de premièrement de l’organisation de l’examen par les directions provinciales en lieu et place des directions régionales. Il s’agit deuxièmement de l’institution d’une commission d’EPS en lieu et place de jurys pour l’administration des épreuves d’éducation physique et sportive. A cela s’ajoute le fait que la dispense aux épreuves physiques et sportives est désormais accordée par décision du Directeur provincial sur demande formulée par le candidat à laquelle est joint le certificat médical délivré par les services compétents.

Il s’agit enfin de la suspension des deux sujets au choix pour un sujet unique en histoire-géographie et en sciences de la vie et de la terre. Le Pr OUARO a justifié cette option par le fait que les épreuves de l’examen du BEPC sont utilisées à la fois pour les examens et concours qui y sont rattachés : entrée en 2nde, entrée en première année BEP et en première année BAC professionnel, sélection pour les lycées scientifiques, etc. Alors  que les principes pédagogiques imposent que tous les candidats soient soumis aux mêmes épreuves pour les besoins d’équité et de compatibilité des résultats, ce qui sous-entend que les deux sujets sont contraires à ce principe. L’économie du temps est aussi une des raisons avancées par le ministre. Pour lui, le candidat, avant de choisir le sujet, est obligé de lire les deux sujets. Alors que le temps de lecture ne sera pas déduit du temps imparti pour le traitement des sujets.

Le ministre OUARO, en abordant la question du Baccalauréat, a expliqué que tous les programmes d’enseignement et de formation sont élaborés, validés et mis en œuvre dans les classes de l’enseignement secondaire par les acteurs du MENAPLN. A cet effet,  les encadreurs pédagogiques, les enseignants, l’Administration scolaire…, travaillent à la production des différentes épreuves administrées pendant l’examen. Ce sont également eux qui assurent la correction des copies et la supervision pédagogique de l’examen. C’est uniquement la présidence des jurys qui est assurée par les enseignants-chercheurs. Par conséquent, a fait observer le ministre OUARO,ce changement n’altère en rien la qualité du diplôme, le transfert de l’organisation n’étant qu’une réforme purement administrative.

M. OUARO a tenu à rassurer les acteurs de l’Éducation que les modalités d’accès à l’Université ne connaîtront pas de changement comme c’est le cas dans les pays comme le Mali. Les bacheliers pourront continuer à s’inscrire sur la plateforme Campus Faso pour les différentes orientations, comme c’est le cas actuellement pour les titulaires du Baccalauréat du Mali, du Bénin et de la Côte d’Ivoire, qui se sont toujours inscrits dans les universités du Burkina Faso sans passer un concours.

Pr OUARO a également précisé que pour la session de 2021, le Baccalauréat sera organisé par le ministère en charge de l’Enseignement supérieur, le temps que les rencontres d’échanges et de réflexions qui seront menées aboutissent à un chronogramme de mise en œuvre, à un projet de format d’organisation, et à l’élaboration des textes, afin de réussir l’organisation de la session 2022 de l’examen par le MENAPLN.

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