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En 2021, les terres cultivables ont diminué de 400.000 ha, d’où un déficit céréalier de 539.000 t

Innocent Kiba, ministre de l’agriculture, des ressources animales et halieutiques, a ouvert dans la matinée de ce 29 juillet, la session annuelle du cadre sectoriel de dialogue, « production agro-sylvo-pastorale ». Une session consacrée à l’examen et la validation du rapport sectoriel de performance 2021, et à mi-parcours 2022, ainsi que du plan d’action sectoriel de la transition.

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Cette session permettra d’apprécier les performances agro-sylvo-pastorales de ces périodes, et de faire les meilleures options en termes de priorités d’interventions pour le second semestre 2022 et les prochaines années.

Les activités du rapport sur les domaines du foncier, de l’aménagement des bas-fonds, de l’approvisionnement en moyens de production, réalisées principalement dans un contexte d’insécurité, n’ont pas permis l’atteinte de la majorité des cibles. Ce ralentissement dans la conduite des activités, selon le ministre, est également dû au gel du budget de l’Etat suite aux changements effectués au niveau du gouvernement. 

Cette session est donc « une occasion de se pencher sur les activités conduites et les cibles atteintes, les défis du semestre restant, de s’insérer véritablement dans le plan d’action de la transition et de prioriser nos différentes actions pour que le secteur agro-sylvo-pastoral puisse contribuer davantage à l’économie du pays », a déclaré le ministre.


Innocent Kiba a aussi laissé entendre que la situation de la sécurité alimentaire n’est pas très reluisante.

Il a souligné une réduction de superficies cultivables de près de 400.000 hectares, entrainant un déficit céréalier de 539.000 tonnes.

Pour remonter la pente, plusieurs actions seront conduites, notamment pour l’assistance alimentaire, le transfert de casch, et un plan de relèvements. « Il faut aussi travailler à améliorer la résilience des populations déplacées et toutes les couches vulnérables, orienter surtout les actions de façon concrète vers des zones où nous avons beaucoup de potentialités en matière de productions agricoles, donc mettre l’action sur la maîtrise de l’eau et aller vers une intensification de la production agricole, pour pouvoir combler ce déficit », a expliqué le chef du département de l’agriculture.

Le ministre a invité à la mobilisation des différents acteurs pour l’amélioration des performances, en vue de l’atteinte des objectifs d’ici l’horizon 2025.

Djamila Kambou

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