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Dialogue politique : Bénéwendé Sankara évoque une «trahison» de l’Opposition

L’Alliance des Partis de la Majorité Présidentielle (APMP) était face à la presse ce 08 juillet 2021. Cette conférence de presse était l’occasion pour les partis de la Majorité de livrer leur lecture sur la situation nationale. Principal animateur de la conférence, Maître Bénéwendé Stanislas Sankara est revenu sur la suspension du Dialogue politique par l’Opposition.


Pour le président de l’UNIR/PS, l’Opposition politique a «trahi» le Dialogue politique de par sa démarche unilatérale. Maître Sankara est ainsi revenu sur l’ambiance qui a prévalu lors dudit dialogue : « Eddie Komboïgo représentait l’Opposition politique en sa qualité de Chef de file. Il a ainsi parlé au nom de toute l’Opposition. Il en est de même du camarade Simon Compaoré, président du MPP, qui s’est exprimé au nom de la Majorité face à la presse. Les deux n’ont évoqué aucune divergence. Bien au contraire, c’était de façon consensuelle que les questions pendantes ont été reportées aux 03 et 04 juillet. C’était d’ailleurs à la demande de l’Opposition politique, et le Chef de l’État a accepté». Et Bénéwendé Stanislas SANKARA de préciser que les principes qui fondent le Dialogue politique est le consensus : « Le point qui n’est pas consensuel est consigné, et on continue le débat sur les autres questions. Je dis et je répète, nous n’avons pas vu une divergence de points de vue sur la question sécuritaire».

Maître Sankara déplore par ailleurs le fait que l’Opposition exige la démission du Premier ministre. « …Ce n’est pas dans l’esprit d’un Dialogue de venir demander la démission d’un gouvernement pendant qu’on cherche des solutions au plan sécuritaire. Demander la démission d’un premier ministre, c’est demander la démission du gouvernement», a-t-il fait observer.


À la question de savoir si la Majorité ne craint pas un remake des évènements de 2014, le président de l’UNIR/PS a répondu par la négative. Il a marqué une grande nuance, en rappelant le contexte de l’époque. « Ce n’est ni le même contexte, ni les mêmes conditions, encore moins les mêmes revendications», a-t-il lancé avant de poursuivre en ces termes : « En 2014, l’Opposition n’a pas interrompu le Dialogue. C’est Monsieur Blaise Compaoré qui en avait pris l’initiative. Ce jour-là, j’étais aux côtés de Zéphirin Diabré et de feu Kouanda (Assami Kouanda NDLR). Nous avons attendu une réunion qui ne commençait pas, pour, finalement, que le chef d’État Blaise Compaoré annonce qu’il rompait le dialogue… Ici, ce n’est pas le cas».


Maître Sankara a reconnu à l’Opposition son droit de s’organiser, conformément aux textes, pour conquérir le pouvoir d’État. Néanmoins, il l’a exhortée à revenir à la table de négociation pour traiter des questions essentielles.

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