Workplace

Côte d’Ivoire: une dizaine d’arrestations en marge de la grève des gardiens de prison

Les gardiens de prison de Côte d’Ivoire observent depuis mercredi un arrêt de travail qui devrait s’étendre sur trois jours, pour réclamer de meilleures conditions de travail.

«La grève a été suivie à 99% mais le service minimum est observé», a indiqué le secrétaire général du Collectif des syndicats du personnel pénitentiaire de Côte d’Ivoire, Michael Oko Dago, joint au téléphone par Anadolu.

«De 7h jusqu’à midi, il y avait des échauffourées à la prison d’Abidjan (…) environ dix personnes ont été arrêtés et détenus à la gendarmerie d’Agban, au nord d’Abidjan. Il y a eu trois blessés par les forces de l’ordre », a-t-il souligné.

Les gardiens de prison réclament un réajustement de leurs indemnités de logement à ceux des autres corps militaires et paramilitaires. Ils revendiquent aussi le paiement intégral des arriérés des indemnités et la dotation en habillement, car depuis 2014, ils n’ont pas reçu de dotation.

Ils souhaitent également bénéficier de la prime Covid-19 étant au premier plan et exposé parfois à des personnes malades. Selon Michael Dogo, une vingtaine d’agents ont été contaminés par cette pandémie.

Les syndicats dénoncent, en outre, la surpopulation carcérale avec 18.900 détenus pour une capacité officielle de 7.000 places, soulignant que la Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan (Maca) accueille à elle seule 7.180 prisonniers pour une capacité de 1.200 à 1.500 places.

Le collectif des syndicats réclame toujours un «statut spécial », pour les 3.500 agents pénitentiaires qui sont actuellement « de simples fonctionnaires ».

Il y a deux ans, les gardiens de prison s’étaient mis en grève pour exiger les mêmes revendications, demandant des “états généraux du secteur”.

Agence Anadolu

Workplace