Coopération : L’ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite chez le Premier ministre

Le Premier ministre, Dr Apollinaire Joachimson Kyélèm de Tambèla, a reçu en audience, ce mardi 12 septembre 2023 à Ouagadougou, Fahad A. Aldosari, ambassadeur du royaume d’Arabie-Saoudite au Burkina. Les questions liées à la coopération entre les deux pays ont meublé les échanges.

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« Ce que nous cherchons actuellement, c’est de diversifier nos partenariats au lieu de nous limiter aux partenaires traditionnels. Nous voulons explorer d’autres horizons, car le monde est diversifié et riche », a déclaré le Premier ministre, lors de l’audience.

Les deux personnalités ont discuté de plusieurs sujets, notamment la crise sécuritaire et humanitaire, dans le but de renforcer les relations entre les deux pays frères.

Fahad A. Aldosari a manifesté son engagement envers le Burkina Faso en déclarant : « j’ai le sentiment d’être à la fois Burkinabè et Saoudien, car c’est mon deuxième mandat au Burkina Faso. J’espère que nous renforcerons cette relation. Le Burkina Faso est le seul pays à avoir le titre de pays frère, selon la classification de notre pays. Le roi Salman a décidé que le Burkina Faso était un pays frère, et officiellement, le Burkina est enregistré en tant que tel ».

Il a également soutenu que l’Arabie saoudite avait déjà lancé un programme en faveur des personnes déplacées interne (PDI) et qu’il avait l’intention de renforcer ce programme.

L’ambassadeur saoudien a saisi l’opportunité de cette rencontre pour inviter le Premier ministre à la Fête nationale de l’Arabie Saoudite, qui se tiendra le 22 septembre 2023 à Ouagadougou, et l’a aussi informé des Sommets afro-saoudien et arabo-africain qui auront lieu les 10 et 11 novembre prochains.

Des difficultés relatives à la délivrance des visas pour les pèlerins burkinabè ont été, par ailleurs, soulevées par le Premier ministre.

« On a souvent des problèmes pour avoir des visas pour nos pèlerins », a- t -il expliqué.

L’ambassadeur saoudien a exprimé sa surprise face à cette situation et s’est engagé à situer les responsabilités.

« Quand je suis arrivé, le nombre de visa était à 3 000 et j’ai demandé de revoir cela à la hausse.
De nos jours, nous sommes à 8 000 visas. J’ai demandé cette année d’augmenter encore le quota des pèlerins burkinabè au regard du pourcentage de musulman dans le pays. Normalement, le nombre de pèlerins du Burkina Faso, devrait être autour de 15000 », a fait savoir le diplomate.

En ce qui concerne le partenariat entre les deux pays, l’ambassadeur est allé dans le même sens que le Premier ministre.

« Nous travaillons avec tous les pays. Nous ne nous immisçons pas dans les affaires intérieures des Etats. Le Burkina souhaite diversifier ses partenariats et nous pensons que c’est son droit et nous le soutenons pleinement car chez nous, en Arabie saoudite, nous faisons pareil », a – t -il indiqué.

L’ambassadeur saoudien a, par ailleurs, signifié que le Burkina Faso et l’Arabie saoudite partagent des similitudes en termes de structures sociétales, ce qui constitue un avantage pour leurs relations.

Il a aussi noté que l’Arabie saoudite est le deuxième pays au monde dans le digital gouvernemental et que le Burkina Faso pourrait profiter de cette expérience.

Pour finir, le diplomate saoudien a réaffirmé la disponibilité de son pays à rester aux côtés du peuple burkinabè et à le soutenir dans sa lutte contre le terrorisme.

DCRP/Primature