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Comores : perpétuité requise contre l’ancien président Sambi pour haute trahison

Le commissaire du gouvernement comorien près la Cour de sûreté de l’État, Djounaid Ali Mohamed, a requis, jeudi, la perpétuité contre l’ancien président Rais Ahmed Abdallah Sambi et son vice-président Mohamed Ali Soilihi Mamadou, a rapporté le journal local, Habari Za Comores.

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D’après la même source, Ahmed Abdallah Sambi n’était pas devant la Cour de sûreté de l’Etat mardi et mercredi à la reprise de son procès pour « haute trahison» ouvert lundi à Moroni.

« L’ex-président comorien a décidé de boycotter l’audience. Il dénonce une procédure biaisée », a souligné le journal.

Lors d’un point de presse, mardi, la défense de l’ancien président des Comores a estimé que c’était « un procès joué d’avance », raison pour laquelle M. Sambi ne s’est pas présenté mardi et mercredi devant les juges.

« Nous avons comparus devant une instance supprimée par la Loi de 2020. Et on nous empêche de discuter de la légalité de cette juridiction. Dans ces circonstances, je soutiens la décision du président Sambi. Nous sommes venus pour essayer d’empêcher l’arbitraire, de ne pas accepter l’instrumentalisation de la justice à des fins politiques, malheureusement nous avons constaté qu’il n’y avait aucune marge pour cela », a souligné, Me Jan Fermon, de la défense de l’ancien président Sambi, selon le journal La Gazette des Comores.

« C’est un procès joué d’avance », a réitéré de son côté Me Ahamada Mahamoudou, un autre avocat de M. Sambi selon la Gazette des Comores.

« Outre le caractère illégal de la Cour de sûreté de l’État, les avocats de Sambi assurent que la haute trahison dont est poursuivi leur client, est un délit non défini par la loi comorienne », a indiqué la Gazette des Comores.

« Il n’est défini nulle part. La haute trahison est inexistante », a insisté la défense de Sambi selon ce journal.

Pour rappel, Ahmed Abdallah Sambi, 64 ans, était Président de 2006 à 2011.

Avec l’Agence Anadolu

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