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Centrafrique : l’ONU note une baisse d’incidents d’abus et de violations des droits de l’homme

Le mission onusienne en République centrafricaine (Minusca) a fait état d’une baisse des abus et violations des droits de l’homme au cours de cette semaine, par rapport à la semaine dernière a annoncé l’ONU dans un communiqué.

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« La Minusca a observé une baisse du nombre d’incidents et de victimes comparativement à la semaine précédente, où 25 incidents ont touché 42 victimes », a indiqué Théophane Kinda, coordonnateur de la division de communication stratégique et de l’information publique de la Minusca, une semaine après la publication d’un rapport de l’ONU sur la situation alarmante des droits de l’homme en Centrafrique.

Selon la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca), les abus et violations enregistrés au cours de cette semaine concernent, entre autres, des exécutions extrajudiciaires, des cas de traitement cruel, inhumain et dégradant, un cas de torture et des cas de viol.

« Les auteurs présumés sont d’une part, les groupes armés avec neuf incidents, soit 50% affectant 12 victimes ou 42,87%. De même, les Forces armées centrafricaines (FACA) et les autres personnels de sécurité sont présumés auteurs de neuf incidents soit 50% pour 16 victimes, représentant 57,14% », a détaillé Kinda, ajoutant que les préfectures les plus touchées sont la Mambéré-Kadeï, suivie de l’Ouham-Pendé et de la Nana-Mambéré à l’ouest du pays.

Malgré cette « légère accalmie » observée cette semaine, le porte-parole de la Force de la Minusca, le Lieutenant-colonel Abdoul Aziz Fall a fait savoir que la situation sécuritaire reste précaire « à cause des activités des groupes armés particulièrement dans l’ouest et l’est de la République centrafricaine ».

En réponse, « les renforts mobilisés pour dissuader et contrer l’action de ces éléments armés continuent leurs opérations de sécurisation sur le terrain », a souligné le Lieutenant-colonel Fall.

Un rapport de l’ONU publié le 4 aoôt avait qualifié la situation des droits de l’homme d’alarmante la semaine dernière en République centrafricaine.

D’après le rapport, la Minusca avait enregistré 526 cas de violations et d’abus des droits de l’homme et du droit international humanitaire à travers le pays.

« Ces violations ont fait au moins 1 221 victimes, dont 144 personnes civiles ou hors de combat, qui ont été tuées par les parties au conflit » sur la période allant de juillet 2020 à juin 2021, avait relevé le rapport.

On comptait parmi les violations et abus recensés des exécutions sommaires et extrajudiciaires, des actes de torture et de mauvais traitements, des arrestations et détentions arbitraires, le recours disproportionné et inutile à la force, des violences sexuelles liées au conflit et des violations graves aux droits de l’enfant, notamment leur recrutement par les parties au conflit.

La Coalition des Patriotes pour le Changement, les forces armées centrafricaines ainsi que les instructeurs russes avaient été épinglées dans ce rapport.

À la demande de Bangui, la Russie a commencé en 2018 à déployer ces paramilitaires, notamment pour former l’armée centrafricaine et assurer la sécurité rapprochée du président Touadéra.

Leurs effectifs ont été renforcés fin 2020 pour venir à la rescousse d’une armée très démunie face à l’offensive lancée par les rebelles.

La RCA est l’un des pays les plus pauvres et les plus instables d’Afrique, même si elle est riche en ressources telles que les diamants, l’or et l’uranium. L’ONU estime qu’environ la moitié de la population dépend de l’aide humanitaire.

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