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Centrafrique : les électeurs aux urnes pour des législatives partielles

Les Centrafricains sont appelés aux urnes ce dimanche, dans 50 circonscriptions, pour des élections législatives partielles, afin d’élire 50 députés parmi 140 qui composent l’Assemblée nationale.

Ces élections se déroulent dans les régions où le vote n’a pas pu avoir lieu le 27 décembre dernier, ou dans les circonscriptions ou le résultat a été annulé ou n’a pu dégager de majorité. Il s’agit donc du deuxième tour pour ces dernières.

Une mission conjointe composée de la Minusca, de l’autorité nationale des élections et du gouvernement, séjourne depuis le 20 mai à Bouar, dans l’ouest du pays, pour faciliter le bon déroulement des scrutins de dimanche.

« L’Autorité nationale des élections (ANE) a pris toutes les dispositions nécessaires. Le matériel électoral avait été déployé dans les localités concernées de même que nos équipes. Les bureaux de vote ont été ouvert à temps ce dimanche. Nous demandons à nos compatriotes qui sont dans les zones concernées de se mobiliser et d’aller massivement exercer leur droit », a indiqué à l’Agence Anadolu, Théophile Momokoama, rapporteur général de l’ANE.

La campagne électorale pour ces élections partielles a pris fin vendredi 21 mai à minuit.

Elle s’est déroulée dans presque la totalité des circonscriptions concernées, à l’exception de Zangba, dans la Basse Kotto où elle a été perturbée par des hommes armés dans certaines localités.

Si cette campagne électorale s’est bien déroulée à Bakouma dans le Mbomou et dans certaines circonscriptions, des incidents ont eu lieu dans d’autres.

En l’intervalle d’une semaine, deux candidats engagés aux législatives ont été violemment agressés par des rebelles dans la Nana-Mambéré et l’Ouham (nord-ouest).

D’abord, le 18 mai, l’équipe de campagne d’Ibrahim Anour, candidat indépendant de Bouar 4, est tombée dans une embuscade.

Les membres de l’équipe de campagne ont été dépouillés de leurs biens, une situation qui a obligé le candidat à suspendre sa campagne.

Un jour après, la candidate indépendante, Christiane Séréféssenet Doraz de Bossangoa 2 et son équipe ont été également pris à parti par un groupe rebelle non loin de Bossangoa alors qu’elle se rendait au village Zounzambe, à 30 kilomètres à l’ouest de la ville dans la commune de Ndorombali.

Dans la localité de Bozoum, les candidats de Bozoum 1 et 2 n’ont pu battre campagne en raison des menaces des hommes armés.

Même situation dans la Préfecture de la Basse Kotto où les candidats n’ont pu entrer en contact avec des populations de certains villages de Zangba.

« A Zangba, la campagne est un peu perturbée par la présence massive des éléments de l’UPC. Certains candidats n’ont pas pu accéder à certains endroits. Est-ce que l’élection va se déroulement normalement ? Ça, je ne sais pas.», s’est douté Guy Yves Betigaza, sous-préfet de Zangba.

Le 3 mai, les 90 députés déjà élus le 27 décembre ont effectué leur rentrée parlementaire. Les 50 autres qui seront élus ce dimanche, vont compléter l’effectif de la septième législature.

Pour rappel, les élections législatives et présidentielle du 27 décembre dernier, ont été perturbées par des violences dans plusieurs régions du pays. Le scrutin n’a pas pu avoir lieu dans certaines circonscriptions et le résultats ont été annulés dans d’autres par la commission électorale.

Agence Anadolu

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