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CDM 2022 : les Étalons ont regardé l’Algérie droit dans les yeux

Etalons et Fennecs se sont retrouvés 07 ans après une certaine soirée du 19 novembre 2013 à Blida.


Après avoir gagné leurs premiers matchs dans ces éliminatoires de la Coupe du Monde 2022, les deux équipes croisaient le fer ce mardi à Marrakech pour le compte de la deuxième journée. Dans sa composition d’équipe, Kamou Malo a procédé à quelques réaménagements par rapport au match contre le Niger. Hermane Nikiéma, Éric Traoré, Blati Touré et Hassane Bandé, ont cédé leurs places à Abass Ouattara, Faissal Tapsoba, Bryan Dabo et Zakaria Sanogo.


Le match a démarré sur un rythme engagé, avec de l’intensité des deux côtés. Les Algériens, plus entreprenants, prenaient le contrôle du jeu, face à des Étalons qui subissaient les assauts.


Le match a trop vite basculé dès la 17e minute. Les Algériens, dans leur pressing infernal, récupéraient une mauvaise relance des Etalons au milieu du terrain. Slimani, alors lancé sur le côté gauche de la surface burkinabè, a débordé pour déposer un magnifique centre au ras du sol. Sofiane Feghouli, qui rôdait par là, reprenait victorieusement le cuir d’un bon plat du pied. 0-1 pour les Fennecs.

Les Etalons, touchés dans leur orgueil, ont tenté de prendre des initiatives, mais les imprécisions empêchaient l’équipe burkinabè d’apporter le danger dans le camp algérien. C’est au contraire l’attaque algérienne qui se montrait plus mordante avec des Slimani, Mahrez et Feghouli bien en jambe.

Les Etalons insistaient tout de même avec un Issa Kaboré très haut sur son côté droit. À la 28e minute, le latéral droit, au bout d’un chevauché sur son côté, coupait à l’intérieur, mais sa frappe du pied droit était sans danger pour Raïs M’bolhi (gardien algérien). Le jeune joueur revenait à la charge deux minutes plus tard, mais son centre a trouvé Adama Guira qui n’est pas arrivé à concrétiser. Sur le coup, l’Algérie est partie en contre-attaque pour trouver Slimani. L’attaquant de Lyon (championnat français) a éliminé Dayo d’un crochet ravageur, avant de buter sur Mohamed Koffi qui a sauvé les meubles.

Les débats se sont équilibrés à la fin de la première période, avec des Etalons plus explosifs. La pause est intervenue sur le score de 0-1 en faveur des Algériens.

De retour des vestiaires, les Burkinabè montraient un autre visage. Les joueurs offensifs ont monté le niveau. Gustavo Sangré a retrouvye son entrain du match précédent. Les Burkinabè prenaient le dessus sur tous les duels et poussaient même les Fennecs à «garer le bus» durant la première demi-heure de la deuxième partie.

A la 60e, Gustavo Sangaré transperçait la défense algérienne avant de décaler Abass Ouattara à gauche. Son centre était mal dégagé. Sangaré a récupéré le cuir, et a renvoyé un centre fort. Raïs M’bolhi s’est saisi difficilement du ballon, et a retardé l’échéance.

Les Burkinabè ont poussé le bouchon et obtenu l’égalisation à la 63e.
À la réception d’une déviation sur le côté gauche, Lassina Traoré a temporisé et a envoyé un centre bas en direction de Abdoul Fessal Tapsoba. L’attaquant du Standard de Liège a contrôlé à la hâte, et a gagné son face à face avec Raïs M’bolhi, 1-1.

La peur a changé de camp! Djamel Belmadi (entraîneur algérien) procédait alors à plusieurs changements pour réajuster son équipe.
Kamou Malo de son côté, lançait Hassane Bandé à la place de Zakaria Sanogo.

A la 73e minute Hassane Bandé déboulait sur le côté droit et servait Issa Kaboré. A l’entrée de la surface, le jeune joueur manquait de lucidité, et a raté son centre en direction de Frank Lassina Traoré.

Pour sa part, Jean Fiacre Kouamé Botué a honoré sa première sélection à la suite d’un double changement à la 81e minute. Sortie de Fessal Tapsoba et Franck Lassina Traoré, entrée de Kouamé Botué et de Mohamed Konaté. Bryan Dabo, touché, a cédé sa place à Ismahila Ouédraogo à la 85e minute.
Les Fennecs sont revenus à la charge en fin de rencontre, mais la défense burkinabè veillait au grain.

Le coup de sifflet final est intervenu sur le score nul de 1-1.

Connus pour leur jeu rugueux et engagé, les Algériens étaient dépassés par le rythme des jeunes Etalons. La bataille physique a été remporté haut les mains par les protégés de Kamou Malo. Le coach des Étalons a lancé là un message fort, après avoir regardé dans les yeux, Djamel Belmadi, meilleur coach d’Afrique en 2019, et 4e sur le plan mondial la même année. L’Algérie, qui est le Super favori du groupe, s’est vue donc confrontée à une surprenante équipe burkinabè, qui compte jouer son va-tout, dans cette bataille pour Qatar 2022.

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