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Carrière, projets, vie privée : Miss Tanya, à cœur ouvert !

Native de la ville-jumelle de Cinkansé, dans la province du Koulpélogo et à la frontière du Togo, Douti Tani BIKIENGA alias Miss Tanya grandit au sein d’une famille commerçante, qui a beaucoup d’estime pour les études. Ses parents l’ont envoyé faire l’ensemble de ses études à Lomé, au Togo. La petite Tani passera régulièrement ses vacances au Ghana voisin.  C’est cette riche expérience triangulaire (Burkina-Togo-Ghana) qui explique l’ouverture culturelle et linguistique de Miss Tanya, et qui la rend si spéciale.

Miss Tanya répondant aux questions de ACTUALITE.BF

Le talent musical de Miss Tanya s’est développé grâce à son assiduité dans la chorale de son église. Tanya s’est initiée à la musique professionnelle de façon autonome. Elle se manageait pour des sessions en studio, afin d’explorer à fond son talent.

Ainsi, la princesse de Cinkansé a enregistré son premier morceau en 2013, sans avoir pris la ferme décision d’embrasser une carrière musicale. Mais les choses ont évolué naturellement jusqu’à sa consécration en 2018.

Cool, ouverte, laborieuse, Tanya, malgré sa célébrité, est décente et peu bavarde,…surtout sur sa vie privée. Mais quels sont ses projets, ses rêves et ses leviers de succès ?  L’artiste a rendu visite à ACTUALITE.BF dans la mi-journée du 06 avril 2021. Et votre média a tenté de percer le mystère Tanya. Lisez plutôt !

 ACTUALITE.BF : Avec le genre musical afro-beat, réussis-tu à conquérir le public burkinabè?

Tanya : A vous plutôt de voir et de répondre à la question (rire).Vous voyez que ça a pris. Donc ça va !

ACTUALITE.BF : Selon toi, pourquoi la musique burkinabè n’arrive pas à s’imposer sur le plan international, malgré tant de talents?

Tanya : Honnêtement dit, je ne sais pas.  Mais tout ce que je peux dire, c’est que chaque pays a son rythme. Avant, la Côte d’Ivoire n’était pas au-devant de la scène musicale africaine. C’était le Congo qui occupait la première place. Le Nigeria n’était pas devant. Mais plus tard, il est venu en force. Puis est arrivé le Ghana. Donc       , un jour, le Burkina Faso aussi sera le meilleur.

ACTUALITE.BF : Quels sont les évènements heureux ou malheureux qui t’ont particulièrement marqués ?

Tanya : L’évènement  heureux, c’est la toute première rencontre que j’ai eue avec ma maison de production. Et l’événement malheureux, c’est le décès de mon père. Paix à son âme.

ACTUALITE.BF : Quels artistes burkinabè admires-tu?

Tanya : Il y a plein d’artistes que j’aime et que j’écoutais beaucoup, mais qui n’ont pas le même style musical que moi. Il y a par exemple Idak BASSAVE et Habibou SAWADOGO.

ACTUALITE.BF : Parle-nous de ta relation avec les autres artistes de la nouvelle génération

Tanya : La relation va super bien, vous l’aurez remarqué ! On fait de notre mieux, on s’entend très bien. De toutes les façons, que ce soit sur les scènes, les réseaux sociaux, et en dehors de tout ça, on s’entend très bien.

ACTUALITE.BF : Tanya partage-t-elle sa vie avec quelqu’un ?

Oui ! Mais son nom reste confidentiel (rire).

ACTUALITE.BF : Quels sont tes projets à court terme ?

Tanya : Pour cette année, si tout va bien, je vais faire sortir un nouvel album. Il y a des featurings aussi en vue. Et pourquoi pas en spectacle ?

ACTUALITE.BF : Peut-on considérer le titre « Ma bague » comme une manière de sensibiliser les jeunes filles et les garçons?

Tanya : Bien-sûr ! C’est une chanson de sensibilisation. C’est un rappel à la jeunesse de respecter les relations. Ce n’est pas parce qu’on est au 21e siècle qu’on doit se ficher des relations, et qu’on peut faire tout ce qu’on veut.  Même s’il faut évoluer, même si  c’est la tendance et tout ça. Il faut toujours se le rappeler et faire les choses bien.

ACTUALITE.BF : As-tu l’impression que le message est passé ?

Tanya : Bien sûr ! Vous l’aurez remarqué.

ACTUALITE.BF : Quels conseils donnes-tu aux jeunes filles qui veulent emboiter tes pas ?

Pas seulement aux jeunes filles ! Je vais dire à la jeunesse de toujours prendre au sérieux le travail. Parce que, j’ai l’impression que de nos jours, on est pressé d’avoir de l’argent, on est pressé de réussir, sans toutefois accepter de souffrir et de gravir les échelons un à un. Donc, il faut que la jeunesse accepte d’aller petit à petit, de souffrir quand même avant d’y arriver. Il n’y a jamais rien sans rien. Et en dehors de ça, c’est bien d’être honnête. La clef de la réussite, c’est le fait d’être honnête dans tout ce que l’on fait, et de bien le faire.

Interview réalisée par Souleymane ZOETGNANDE

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