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Cacao : la Côte d’Ivoire et le Ghana repoussent de 4 mois leur ultimatum aux multinationales

La Côte d’Ivoire et le Ghana ont décidé de repousser de quatre mois l’ultimatum fixée courant novembre aux multinationales du cacao, pour verser la prime promise aux agriculteurs, a-t-on appris d’un communiqué émis par le Conseil café-cacao ivoirien, parvenu à l’Agence Anadolu mardi.

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“Un groupe de travail d’experts composé de représentants des pays membres et de parties prenantes du secteur du cacao a été mis en place afin d’étudier des solutions permettant de mieux résoudre certains problèmes et de garantir un mécanisme de prix durable sur le long terme. Résolus et extrêmement vigilants, le Conseil du café-cacao (CCC), l’Initiative cacao Côte d’Ivoire-Ghana (ICCIG) et le Ghana Cocoa Board (Cocobod), engagent ce groupe à fournir des recommandations d’ici la fin du premier trimestre de l’année 2023 pour trouver des solutions durables”, a indiqué le communiqué.

Le Ghana et la Côte d’Ivoire assurent plus de 60% de la production mondiale des fèves de cacao. Les deux pays, exigent un engagement à payer la totalité du « différentiel de revenu décent ».

Il s’agit d’une prime de 400 dollars par tonne, en plus du cours du cacao.

Dans le cadre du suivi du pacte économique passé entre les multinationales, la Côte d’Ivoire et le Ghana ont initié des discussions, le lundi 31 octobre et le jeudi 03 novembre 2022, respectivement avec le chocolatier Mondelez et les exportateurs Cargill, Olam, Ecom Trading, Cemoi, Touton, Barry Callebaut, ETG et Sucden.

Au cours de ces discussions, les deux pays ont tenu à exprimer leur vive préoccupation sur les réticences de l’industrie du cacao à respecter ses engagements librement exprimés à payer le “Différentiel de Revenu Décent” (DRD).

D’ici 2024, une réglementation européenne devrait empêcher l’entrée dans l’UE de tout cacao issu de la déforestation.

Agence Anadolu

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