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Assemblée nationale : trois députés s’abstiennent de voter la prorogation de l’état d’urgence

Les députés étaient en session extraordinaire dans la matinée de ce jeudi 24 juin 2021. Une session qui avait à l’ordre du jour, l’adoption d’une loi sur la prorogation de l’état d’urgence. Contrairement aux votes précédents sur l’état d’urgence, qui avaient obtenu l’unanimité des votants, cette fois-ci, trois députés ont voté abstention.

Ils étaient au nombre de 123 votants lors de cette séance présidée par le vice-président Nestor BASSIERE. 120 députés ont voté pour, et 03 se sont abstenus. Parmi ceux ayant voté abstention, figure le député Agir Ensemble du Yagha (province où est située Solhan), Moctar Sidiki BARRY.

A l’issue du vote, Victorine OUEDRAOGO/KIBORA, Ministre de la justice, a indiqué que cette loi vient proroger une autre loi qui devait arriver à expiration le 12 juillet prochain. Cette date étant proche, elle affirme que le Gouvernement a profité de la session extraordinaire de la représentation nationale pour introduire une loi de prorogation. Selon elle, la lutte contre le terrorisme continue, et les zones dans lesquelles l’état d’urgence a été déclaré depuis décembre 2018 sont des zones difficiles où les attaques persistent. « Voilà pourquoi nous-nous sommes dit qu’il faut donner plus de chance aux autorités administratives et aux Forces de Défense et de Sécurité (FDS) de pouvoir exercer leurs activités. Parce que, lorsque nous avons recueilli les rapports des différents gouvernants, il a été relevé qu’il y avait des acquis, même si nous n’oublions pas qu’il y a des difficultés », a-t-elle indiqué.

Madame OUEDRAOGO a justifié qu’au regard de ces acquis, il était utile de poursuivre le combat en demandant à l’Assemblée nationale de leur accorder un délai de 12 mois.

Quant aux élus nationaux qui ont pris la parole, ils ont majoritairement félicité le Gouvernement et encouragé les Forces de Défense et de Sécurité. Ils ont également invité l’exécutif à mettre en place tous les moyens nécessaires afin d’accompagner l’état d’urgence.

Les députés ont ensuite déploré l’absence des ministres de la sécurité et de la défense à cette session. Pour eux, la situation sécuritaire étant de plus en plus dégradante, il était nécessaire que les ministres en charge de la sécurité et de la défense apportent des réponses à un certain nombre de questions du Parlement.

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