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Armée congolaise: deux enfants tués par des tirs de l’armée rwandaise sur le territoire de la RDC

Les forces armées congolaises ont accusé le Rwanda d’avoir tiré « une dizaine de bombes », vendredi, à l’aide d’un « canon à longue portée » sur le territoire congolais et causé la mort de deux enfants dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC).

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« Ces bombes tirées à plus de 22 kilomètres à partir du territoire rwandais ont explosé à Biruma et Kabaya, localités situées dans le territoire de Rutshuru, province du Nord-Kivu », a déclaré l’armée congolaise dans un communiqué.

Tombées sur une école secondaire, elles ont tué deux enfants « de sexe masculin » et blessé un autre, selon l’armée qui affirme qu’en plus du bilan humain, « l’armée rwandaise a bombardé toute une école ».

Ces tirs, selon la même source, étaient en guise de « punition » à la population qui avait aidé à capturer deux soldats rwandais sur le territoire congolais, fin mai. Kigali, a de son côté accusé l’armée congolaise d’avoir tiré deux roquettes sur l’Est du Rwanda, sans faire de victimes.

Confirmant la mort de deux enfants, le baromètre sécuritaire du Kivu, un projet de recherche porté par le Groupe d’étude sur le Congo (GEC) et l’ONG américaine de défense des droits humains, Human Rights Watch (HRW), a pointé du doigt les rebelles du M23. Kinshasa accuse depuis plusieurs semaines le Rwanda de soutenir militairement le M23.

Kigali affirme pour sa part que l’armée congolaise est en collusion avec les rebelles des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), retranchés dans l’Est congolais depuis 1994 après le génocide au Rwanda.

La communauté internationale a appelé les deux capitales à résoudre le différend par le dialogue. L’Union africaine a désigné le président angolais, João Lourenço, comme médiateur dans cette crise diplomatique.

Les deux soldats rwandais récemment capturés par la RDC, ont été libérés mercredi, suite aux efforts diplomatiques du président Lourenço.

João Lourenço a également obtenu du président rwandais, Paul Kagame, la garantie de la libération de l’homme politique congolais Patrick Bala, détenu au Rwanda, pour lequel le président congolais Félix Tshisekedi est intervenu, selon la presse angolaise.

Agence Anadolu

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