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Algérie : découverte de deux cadavres dans la soute d’un avion à l’aéroport d’Alger

Deux cadavres de jeunes hommes ont été découverts, ce samedi, dans la soute d’un avion de la compagnie aérienne algérienne, Air Algérie, qui était à l’arrêt à l’aéroport international d’Alger, a indiqué la police algérienne dans un communiqué. « Deux corps sans vie de sexe masculin, dont l’âge varie entre 20 et 23 ans, ont été découverts samedi à 05H00 (04H00 GMT) dans la soute d’un avion de la compagnie aérienne Air Algérie qui était à l’arrêt sur le tarmac de l’aéroport d’Alger », a précisé cette source.

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La police algérienne a annoncé l’ouverture d’une enquête pour élucider cette affaire, sans pour autant préciser d’où provenait l’avion, ni où il se rendait. L’information a été vite relayée par des médias locaux qui ont affirmé que les victimes « seraient des Algériens qui cherchaient à se rendre clandestinement en Europe ».

Ce phénomène n’est pas nouveau en Algérie. En mars, à l’aéroport de Constantine (est du pays), un mineur de 16 ans avait réussi à monter clandestinement dans un avion d’Air Algérie à destination de la France. Il y était arrivé sain et sauf après avoir fait le voyage dans la soute à bagages.

En 2006, les autorités françaises avait découvert dans un champ près de l’aéroport de Roissy un corps inanimé d’un jeune homme qui s’est avéré, après autopsie, être celui d’un passager clandestin algérien qui était monté dans le train d’atterrissage d’un avion.

Cet algérien né en 1987, d’après les papiers d’identité qu’il portait sur lui, aurait été tué en percutant le sol après avoir effectué le voyage recroquevillé dans le train d’atterrissage de l’appareil, où les températures atteignent ­ – 40 °C à 10 000 mètres d’altitude.

« Ce type d’accident est rarissime. Des avions passent toutes les deux minutes au-dessus de l’endroit où le corps a été retrouvé avec le train d’atterrissage ouvert. Il faut maintenant remonter, avec l’aide des consulats d’Algérie, la piste géographique et familiale du jeune homme pour comprendre ce qu’il s’est réellement passé », avait indiqué, à l’époque, une source judiciaire française.

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