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Afrique centrale : un taux de croissance estimé à 1,3% en 2021 (BEAC)

L’Afrique centrale pourrait sortir de la récession avec une croissance de 1,3% en 2021, contre une croissance négative de -1,7% en 2020, a-t-on appris de la Banque des Etats de la4afrique centrale, BEAC.

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Pour l’année 2021, « les prévisions de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) sont estimées à un taux de croissance du PIB réel de +1,3 % contre – 1,7 % en 2020, portée principalement par un rebond de la croissance non pétrolière », a annoncé la banque régionale dans son rapport économique publié le 9 juillet.

Pour atteindre son objectif, l’approche retenue par la BEAC consiste à « intervenir sur le marché monétaire, via les opérations d’open market, soit en ponctionnant, soit en injectant de la liquidité centrale, afin de piloter le Taux d’Intérêt Moyen Pondéré (TIMP) du marché interbancaire autour du Taux d’Intérêt des Appels d’Offre (TIAO), qui est son principal taux directeur ».

Selon la BEAC, il y a une légère poussée des pressions inflationnistes à 2,7 % en 2021, contre 2,4 % un an plus tôt.

Sur le plan de la monnaie (le francs CFA), la BEAC a estimé que « la masse monétaire croîtrait de 8,5 % tandis que les avoirs extérieurs nets chuteraient de 39,9 %, le taux de couverture extérieure de la monnaie se situerait à 66,8 %.

La BEAC a souligné, par ailleurs, qu’« il est fort probable que la situation de la sous-région se redresse sensiblement à court et à moyen terme sans risque sur la stabilité des prix, malgré le niveau encore insuffisant des réserves de change ».

A moyen terme, la reprise économique amorcée en 2021 devrait se poursuivre entre 2022 et 2024, dans un contexte de recul de l’incertitude au niveau mondial grâce aux avancées de la vaccination contre la COVID-19, associé aux gains à tirer profit des réformes structurelles engagées.

Ainsi, la banque régionale de l’Afrique centrale a estimé que « la croissance économique devrait se consolider à moyen terme à 2,7 % en 2022, 2,2 % 2023 et 2,9 % en 2024, après 1,3 % en 2021, grâce principalement aux performances du secteur non pétrolier ».

Néanmoins, la production effective devrait se maintenir au-dessous de la production potentielle tout en s’améliorant à moyen terme malgré la rupture de tendance observée en 2020 en raison de la pandémie de la COVID-19.

Aussi, dans le contexte actuel marqué par l’incertitude persistante des prévisions macroéconomiques, la BEAC a annoncé qu’elle devrait maintenir inchangés ses principaux taux directeurs de son institution.

Agence Anadolu

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