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Afrique : 4 millions d’hectares de forêts perdus annuellement

L’Afrique perd chaque année 4 millions d’hectares de forêts, selon un rapport réalisé par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et l’Agence de développement de l’Union africaine (NEPAD).

L’étude conjointe portant sur la restauration des forêts et des paysages d’Afrique a été présentée mercredi à l’occasion de la Semaine africaine du climat.

« La perte nette de forêts continue d’augmenter en Afrique, avec quatre millions d’hectares de forêts qui disparaissent chaque année », a indiqué le document conjoint, déplorant un contraste avec la tendance générale à la baisse.

« Jusqu’à 65% des terres productives sont dégradées, tandis que la désertification touche 45% des terres en Afrique », a relevé l’analyse, citant entre autres causes la conversion et le défrichement des forêts, la surexploitation des ressources naturelles, l’urbanisation, et la sécheresse.

« Malgré nos efforts, chaque année, davantage de forêts disparaissent, ce qui coûte au continent une perte de 3% de son PIB », a déclaré Abebe Haile-Gabriel, Sous-Directeur général de la FAO et Représentant régional pour l’Afrique dans l’avant-propos du rapport.

« Les paysages forestiers dégradés intensifient les effets du changement climatique et constituent un obstacle à la construction de communautés résilientes et prospères alors que 60% des Africains dépendent de leurs terres et de leurs forêts », a-t-il ajouté.

L’étude a pointé du doigt la lenteur des progrès dans la restauration des terres dégradées en Afrique tout en appelant à des efforts accrus en faveur de l’action climatique.

« La restauration des forêts et des paysages, qui va bien au-delà de la plantation d’arbres, est une approche globale visant à ramener les arbres et les forêts dans les paysages où ils ont été perdus. Elle présente de grands avantages pour la production alimentaire durable, le renforcement de la résilience et la réduction des risques de catastrophes », a déclaré Nora Berrahmouni, fonctionnaire principale chargée des forêts au Bureau régional de la FAO pour l’Afrique et l’une des principales auteures du rapport.

« Les pays africains et leurs partenaires doivent continuer à intensifier leurs efforts de restauration des forêts et des paysages en tant que solution viable au changement climatique et mieux construire en réponse à la Covid-19, tout en protégeant leur capital naturel. C’est un processus à long terme mais c’est une solution durable et tournée vers l’avenir », a-t-elle ajouté.

Le rapport a fait état d’un milliard d’hectares de terres africaines arides, dont 393 millions d’hectares devant être restaurés dans les zones de la Grande Muraille verte africaine, y compris 33 millions d’hectares à restaurer en Afrique du Nord, 162 millions d’hectares dans les pays du Sahara-Sahel et 198 millions d’hectares dans les pays du Kalahari-Namibie.

Agence Anadolu

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