Workplace

Goundrin : “les robinets sont secs, je cuisine avec l’eau minérale”, confie une habitante

Le mois d’avril est celui de la chaleur, et donc d’une forte demande en eau. Cette année, plusieurs quartiers de la ville de Ouagadougou font encore face à des cupures d’eau. Ainsi, ACTUALITE.BF est allé constater le difficile accès à l’or bleu dans le quartier non-loti de Goundrin, dans l’arrondissement 10 de Ouagadougou.

A Goundrin, l’eau coule généralenent de 6 heures à 7 heures, pour ensuite couper toute la journée, avant d’être à nouveau disponible tard dans la nuit.

Salam OUEDRAOGO, gérant d’une borne-fontaine, ne cache pas son incompréhension : “Les agents de la mairie sont passés nous voir. Ils nous ont promis de chercher à comprendre ce qui se passe, mais jusque-là, il n’y a pas de suite. Et avec ce début du mois de jeûne, c’est plus grave.”

Notre interlocuteur nous indexe les barriques déposées en attente d’être remplies d’eau, avant d’expliquer que malgré les coupures intempestives, le montant de la facture d’eau est parfois inexplicable : “Tu n’arrives pas à vendre, mais tu dois payer ce que tu n’as pas consommé. C’est une vraie galère.”

La petite consolation pour M. OUEDRAOGO et les autres habitants, c’est un forage d’à coté, et vers lequel tous se ruent en cas de coupure d’eau.

Madame Françoise KABRE

Le calvaire, ce sont les femmes qui le vivent en premier lieu. Dame Françoise KABRE se confie : «  Je suis revenue d’un voyage il y a quatre jours. Il n’y avait aucune goutte d’eau chez moi. C’est après négociation avec une revendeuse que j’ai réussi à avoir une barrique d’eau. Depuis ce jour, je n’ai plus eu d’eau. Les robinets sont secs. Ce matin, j’étais obligée d’acheter de l’eau minérale en sachet à près de 2.500 francs pour pouvoir boire et cuisiner.”

Les habitants de Goundrin espèrent que l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA) et les autorités communales trouveront des solutions diligemment, pour les aider à étancher leur soif.

Workplace