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RDC : fin de mission des forces spéciales américaines

Les Etats-Unis ont annoncé, jeudi, la fin de la mission d’une délégation de ses forces spéciales, dépêchés depuis août dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) pour évaluer la capacité de riposte de l’armée congolaise face au terrorisme et à la violence des groupes armés.

« Cette mission nous a permis de comprendre la capacité et la structure des Forces armées congolaises et d’évaluer de quelle manière elles peuvent mieux exécuter leurs plans visant à poursuivre leur mission vitale de lutte contre le terrorisme », a déclaré le capitaine Markos Magana, chef d’équipe, cité par l’ambassade des USA en RDC dans un communiqué.

En outre, poursuit l’officier, « nous avons pu comprendre le rôle important joué par les gardiens de parc de l’ICCN (Institut congolais pour la conservation de la Nature) qui aident à couper une voie cruciale de ravitaillement utilisée par des personnes malveillantes dans l’est de la RDC ».

Dans le même communiqué, l’ambassadeur des États – Unis à Kinshasa, Mike Hummer, a soutenu que la « promotion de la paix et de la stabilité est un élément clé du Partenariat privilégié conclu par les États-Unis et la RDC, qui est particulièrement axé sur la fin des violences et des souffrances dans l’est de la RDC ».

Au cours de cette mission d’évaluation, poursuit-il, l’équipe des Forces d’opérations spéciales a « utilisé sa connaissance acquise en combattant Daech à travers le monde pour aider les Forces armées congolaises à estimer ce dont elles ont besoin ».

Cela, pour « mener avec succès des campagnes contre Daech-RDC et contre les autres groupes armés qui sont impliqués dans l’exploitation économique illicite des parcs nationaux de la RDC utilisée comme source de financement pour terroriser et commettre des abus contre le peuple congolais », a déclaré le diplomate.

Pour lui, cette mission « reflète l’appui continu et l’engagement des États-Unis envers les efforts du gouvernement de la RDC visant à assurer la sécurité de ses citoyens ». Cette mission d’évaluation a été décidée par Washington à l’invitation du gouvernement de la RDC dans le cadre de la Coalition mondiale contre Daech.

Depuis 2019, Daesh revendique les attaques des forces démocratiques alliés (ADF), groupe armé d’origine ougandaise, accusé d’une vague de massacres dans le territoire de Beni, Est de la RDC. En avril dernier, les États- Unis avaient affirmé que l’ADF responsable des milliers de morts dans l’est congolais, est affilié à Daesh.

Yoweri Museveni, président ougandais avait annoncé , mercredi, qu’il était « prêt à intervenir militairement » dans la région (Beni et Ituri) contre les ADF et qu’il n’attendait que l’approbation du président congolais Félix Tshisekedi “pour aller de l’avant”.

Agence Anadolu

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