Un terroriste écope de 21 ans de prison, pour l’attaque de la gendarmerie de Bourzanga

Au Tribunal de Grande Instance de Ouaga II, le procès des présumés terroristes a repris dans la matinée de ce vendredi 13 août, après un arrêt causé par le mouvement d’humeur des Gardes de Sécurité Pénitentiaire (GSP) la veille. Ce sont au total 04 dossiers qui ont été jugés pour cette dernière journée. Kassoum Cissé, un présumé terroriste de nationalité malienne a été le premier à se présenter à la barre. Âgé de 31 ans et père de 07 enfants, il est poursuivi pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste.

L’accusé Cissé faisait partie d’un groupe de 8 personnes qui avait attaqué la Brigade territoriale de gendarmerie de Bourzanga dans la nuit du 06 au 07 novembre 2017.

Dans cette attaque, les locaux de la Brigade avaient été endommagés de balles, et des motos détruites.

Ce n’est qu’en Janvier 2019, au marché de Bourzanga, que le présumé coupable a été appréhendé, puis arrêté et détenu à la Brigade de gendarmerie de Kongoussi, avant d’être transféré à la Prison de haute sécurité.

Et, selon les explications du juge d’instruction, au cours de sa détention, la Brigade de Kongoussi a subi une attaque qui était considérée comme une tentative de libération du présumé terroriste par les autres membres du groupe.

Face aux accusations, le prévenu a déclaré à la barre appartenir à un groupe de bergers de Nassoumbou. Alors qu’auparavant, il avait affirmé devant le juge d’instruction appartenir à un groupe de terroristes composé de 15 personnes et affilié à Ansaroul Islam de Malam Dicko.

Deux versions différentes qui ont laissé le tribunal douter de la santé mentale du prévenu.

Et le procureur d’ajouter que lorsque l’individu a été arrêté, il n’a répondu à aucune question posée. Ce n’est que quand le juge d’instruction lui a fait savoir qu’il lui permettrait de contacter sa famille, qu’il a commencé à s’exprimer. Ce qui a poussé le procureur a interpeller les juges à ne pas se laisser berner par le prévenu. « Cette stratégie fait partie de sa ligne de défense; il jouit de toutes ses facultés mentales », a-t-il soufflé.

Selon le procureur, les preuves accumulées permettent de conclure que le prévenu est coupable. En effet, a-t-il souligné, l’accusé lui-même avait cité les autres membres du groupe auquel il appartenait, et avait même donné leur position géographique, notamment sur l’axe Djibo-Bourou-Nassoumbou.

Des faits qui n’ont pas été reconnus par l’accusé : « Je n’ai rien fait. On m’a pris comme ça. Je n’ai pas volé. J’ai envie de voir ma famille ».

L’accusé, reconnu coupable, a été condamné à 21 ans de prison ferme assortie de 14 ans de sûreté, et à une amende de 2 millions de Francs CFA .